Cession du Contrat d’exclusivité de Necotrans à  »SEA INVEST », au Port autonome de Dakar : Les secrets d’un scandale

Avec l’acquisition du contrat de Concession du Terminal vraquier, en novembre 2013, devant  »Sea Invest » et Apmt, l’entreprise française, Necotrans, avait libéré un chèque de 2 milliards F Cfa, au titre de ticket d’entrée au Port autonome de Dakar. Elle avait, également, obtenu un prêt de 26 milliards de F Cfa d’un pool bancaire (Boad, Boa et Ecobank) pour moderniser la plateforme portuaire.

Mais coup de théâtre : ‘’Source A’’ a appris que Necotrans a cédé, contre toute attente, sa filiale TVS à Sea Invest pour une concession d’exclusivité de 25 ans.

Avec l’acquisition du contrat de Concession du Terminal vraquier, en novembre 2013, devant  »Sea Invest » et Apmt, l’entreprise française, Necotrans, avait libéré un chèque de 2 milliards F Cfa, au titre de ticket d’entrée au Port autonome de Dakar. Elle avait, également, obtenu un prêt de 26 milliards de F Cfa d’un pool bancaire (Boad, Boa et Ecobank) pour moderniser la plateforme portuaire.

Mais coup de théâtre : Atlanticactu.com qui reprend « Source A » a appris que Necotrans a cédé, contre toute attente, sa filiale TVS à Sea Invest pour une concession d’exclusivité de 25 ans.
Pis, ajoutent toujours les infos de votre canard, les droits, qui devaient être versés au Trésor sénégalais, au détour de cette transaction, ne l’auraient jamais été. Sans compter le fait que les 26 milliards F Cfa que Necotrans avait décrochés auprès de son Pool bancaire auraient été garantis par l’ancienne Direction générale du Port. REVELATIONS

Necotrans disposait d’un contrat d’exclusivité de vingt-cinq au Port autonome de Dakar, pour le Vraquier. Telle est la prouesse qu’avait réussie l’ancien directeur général du Port autonome de Dakar, Cheikh Kanté. Sans appel d’offres, telle fut la deuxième prouesse de l’actuel ministre en charge du Plan Sénégal Emergent, qui avait pourtant promis aux acteurs portuaires nationaux de les intégrer au processus.

En novembre 2013, après avoir libéré 2 milliards F Cfa en guise de droit d’entrée au Port autonome de Dakar, l’entreprise française s’est adjugé plus tard le Vraquier, devant Sea Invest et Apmt. Elle avait, également, obtenu un prêt de 26 milliards de F Cfa d’un pool bancaire (Boad, Boa et Ecobank) pour moderniser la plateforme portuaire.

Mais tremblement de terre ! En effet, ‘’Source A’’ a appris que Necotrans a, contre toute attente, cédé la concession au profit de l’un de ses concurrents de 2013, en l’occurrence  »Sea Invest ».

Mais le moins que l’on puisse dire est que l’entreprise française s’est jouée de l’Etat du Sénégal. Et, le Contrat d’exclusivité liant, désormais, TVS au Port de Dakar peut prétendre figurer dans le livre Guinness des scandales. Ce, pour plusieurs raisons.

Premièrement, sur les 40 milliards de F Cfa d’investissements lourds qu’elle avait promis, en vue de moderniser le système d’exploitation du Port, Necotrans n’aura pas, au final, honoré toute sa promesse, pour permettre l’amélioration de l’attractivité de l’Institution, qui vit des moments difficiles, depuis cette date.

Les 26 milliards F Cfa que Necotrans avait acquis du Pool bancaire auraient été garantis par l’ancienne Direction générale du Port autonome de Dakar
Deuxièmement, selon toujours les confidences parvenues à votre canard, les 26 milliards F Cfa obtenus auprès du Pool bancaire ont été garantis par l’ancienne Direction générale du Port et impactent, aujourd’hui, les finances de l’Institution, au point de valoir une situation morose à la gestion d’Ababacar Sadikh Bèye, actuel directeur général.

Troisièmement, le plus inquiétant reste le secret qui entoure le Contrat d’exclusivité liant, aujourd’hui, le Port à TVS. Plusieurs cadres du Port ne comprennent pas toute cette opacité, qui entoure cette Concession, alors que celle-ci ne revêt aucun cachet «Secret-Défense».

Quatrièmement, cette transaction entre Necotrans et  »Sea Invest » aura engendré un gros manque-à-gagner pour le Trésor sénégalais. Parce que, d’après les indiscrétions d’Atlanticactu.com, Necotrans n’aurait pas payé les droits inhérents à la cession de cette Concession.

Pourquoi le contrat de TVS n’est pas accessible, même pour l’actuel directeur général du Port ?

TVS, qui s’occupe de la concession du Vraquier, est une filiale de Sea Invest, l’un des géants européens de la manutention. Elle est créditée de ne pas respecter le cahier de charges, depuis son arrivée au Port de Dakar. Une situation qui a fait fuir la plus grosse partie des opérateurs, notamment maliens, qui étaient les principaux clients, fatigués qu’ils sont par des prix qui sont supérieurs à ceux pratiqués dans la sous-région.

«Des prix fixés à la tête du client», nous confie Noumou Coulibaly, transitaire pour un gros client malien. ‘’Mon client faisait près de 24 bateaux, par an, et pouvait se prévaloir d’être le meilleur client du Port. Mais, à cause des surestaries (pénalités) imputables à TVS qu’il était obligé de payer, il a fini par poser ses baluchons à Abidjan, où il y a moins de tracasserie et de vol, sans compter des prix totalement en-dessous de ceux pratiqués à Dakar’’, Noumou Coulibaly, transitaire.
Investissements nuls, matériels vétustes, prix exorbitants, bateaux en rade, vols multiples, entre autres griefs soulevés par les opérateurs

Autre difficulté soulevée par les opérateurs, la vétusté du matériel. Noumou Coulibaly, « Nous avions régulièrement des retards dans les opérations de débarquement et cela, à cause de TVS qui n’avait pas le matériel adéquat pour nous permettre de nous conformer aux contrats nous liant à nos fournisseurs et aux armateurs».

Pour exemple, nous dit-il, «pour un bateau de 20.000 tonnes qui peut être déchargé en trois jours à Abidjan, il vous en faut le double à Dakar et cela, parce que les ensacheuses de TVS ne sont pas fonctionnelles et, en plus, ils utilisent, gratuitement, les grues des navires des opérateurs pour leur manutention.
Enfin, les nombreux vols au préjudice des opérateurs ont fini par décourager les plus résistants. Avec l’ouverture du Port de San Pedro, «Dakar sera juste un musée portuaire où la mafia continuera d’exercer comme sur les quais de New-York, à l’époque de la prohibition».

Ni Assane Diouf, directeur général de TVS, ni l’entourage de Cheikh Kanté n’ont préféré disserter sur le sujet

Joint par téléphone, le directeur général de TVS, Assane Diouf, qui avait promis de répondre aux questions d’Atlanticactu.com, n’a pas refait signe de vie. Jusqu’à ce que nous mettions sous presse.

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