Cameroun : des ONG réclament la lumière sur le mort du journaliste Wazizi

Des Organisations non gouvernementales de défense des Droits humains et de protection des journalistes ont déploré le silence des autorités camerounaises concernant la mort dans des circonstances mystérieuses du journaliste Samuel Wazizi, au bout d’un an de détention secrète.

Après l’annonce de la mort du journaliste Samuel Wazizi, certaines Organisations non gouvernementales (Ong) ont réagi. Reporter Sans Frontières (Rsf) a ouvert le bal en appelant dans un communiqué publié mercredi soir les autorités « à ouvrir une enquête sérieuse et indépendante pour faire toute la lumière sur les circonstances ayant conduit à la mort du journaliste camerounais Samuel Wazizi, détenu par des militaires et dont la mort en détention a été révélée par une chaîne nationale, confirmée par le syndicat national des journalistes camerounais et puis directement à RSF par une source militaire très proche du dossier ».

Pour sa part, l’Ong Human Rights Watch par un tweet, a indiqué que si cette annonce s’avère vraie, l’histoire de notre confrère porté disparu va révéler les dangers auxquels les journalistes sont confrontés.

De son côté, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), une organisation américaine qui a pour but d’observer à travers le monde les abus contre la presse,  a appelé, dans un communiqué, le gouvernement camerounais à faire la lumière sur la disparition du journaliste Samuel Wazizi et d’ouvrir une enquête indépendante.

Interpellé le 13 août 2019 pour des soupçons de complicité avec les séparatistes anglophones, Samuel Abuwe Ajiekha, plus connu sous le nom de Wazizi, était présentateur de la chaîne privée Chillen Media Télévision (Cmtv) basée dans la ville de Buea, capitale de la région anglophone du Sud-Ouest. L’information de sa mort a été donnée mardi 3 juin par la télévision Équinoxe TV, un média privé basé à Douala la métropole économique du Cameroun.

Les détentions arbitraires de journalistes et leurs poursuites devant des tribunaux d’exception sont courantes au Cameroun. Le pays a d’ailleurs perdu trois places et occupe désormais la 134e position sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse établi en 2020 par RSF.

La Rédaction (atlanticactu.com)

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