vendredi, 3 décembre 2021 06:50

Burkina Faso : Malgré la levée du blocus de Kaya, l’armée française toujours dans la tourmente

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@Atlanticactu.com – Avec le blocus de plusieurs jours au niveau de la ville de Kaya, l’armée française présente en Afrique vient de confirmer le sentiment anti français de plus en plus exacerbé dans la plupart des anciennes colonies. Au Sénégal, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, etc , la présence de l’ancienne puissance coloniale n’est plus souhaitable. Si les gouvernants s’en accommodent, la jeunesse ne cache plus sa volonté de mettre fin à cette nouvelle forme de colonisation. Après le repli annoncé sur Ouagadougou, la pression n’a pas baissé d’un cran car au même moment, la connexion mobile a été interrompue à Ouagadougou et dans plusieurs autres villes du pays.

Dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 novembre 2021, le convoi militaire français, bloqué par des manifestants depuis le jeudi 18 novembre à l’entrée de Kaya, a quitté la ville, comme l’avait plus tôt annoncé le gouverneur du Centre-nord, Casimir Séguéda. C’est la fin de trois jours de barrage de la RN3 par des manifestants anti-français qui se sont opposés au passage d’un convoi militaire de l’Hexagone en partance pour le Niger.

On se rappelle qu’en début de semaine, ce convoi avait quitté la Côte d’Ivoire et avait réussi à passer à Bobo-Dioulasso et à Ouagadougou où il avait été stoppé par d’autres manifestants. Mais, de sources concordantes, le convoi n’est pas rentré à Ouagadougou comme prévu,, celui-ci ayant été aperçu à une cinquantaine de kilomètres au sud de Kaya, précisément à Laongo, comme l’ont rapporté nos confrères de RFI.

A Kaya, les manifestations se sont intensifiées. Afin de permettre le passage du convoi, les autorités administratives de la région ainsi que les Forces de défense et de sécurité (FDS) burkinabè ont entrepris des négociations restées infructueuses.  

Face à la montée des tensions, les militaires français se sont vus obligés de procédés à des tirs de sommations qui ont occasionnés trois blessés, selon certains témoignages. Lors de ces escarmouches, on a même vu un drone de l’armée française abattu par un gamin à l’aide d’un lance-pierre.

Devant une foule déterminée, le convoi s’était retiré de l’entrée de la commune de Kaya pour se stationner dans un site de stockage de la carrière de manganèse de Tambao, situé en face de la colline Mariale de Louda.

Le départ du convoi de ce site de stockage a débuté aux environs de 22 heures. Quand le dernier véhicule du convoi militaire quitte Louda, il est 1h passée de quelques minutes, devant une foule est en liesse qui multipliait les cris de victoire.

Le convoi aurait repris la route de Ouagadougou pour ensuite quitter le territoire burkinabè, comme l’avait annoncé le gouverneur du Centre-nord, Casimir Séguéda qui avait assuré, quelques heures plus tôt, que le convoi ne passerait pas une troisième nuit, celle de samedi à ce dimanche, dans sa région.

La Rédaction 

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