Bombardement de Bouaké en 2004 : La Cour de Justice de la République française sème le désarroi auprès des victimes

Quinze après le bombardement sur Bouaké par les militaires française de la force Licorne en représailles aux attaques supposées venir des hommes de l’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo. Ce bombardement avait causé la mort de dix personnes (9 soldats français et un américain) occasionnant quelques quarante blessés. Cette affaire qui à la suite d’une longue procédure n’a pas encore livré les secrets attendus comme si finalement, les partisans de l’ancien président avaient raison de dire que ce bombardement était un prétexte pour s’en prendre à lui.

Trois ex-ministres français échappent aux poursuites judiciaires sur leur rôle dans le bombardement du camp de Bouaké, qui avait tué neuf militaires français en Côte d’Ivoire en 2004. Une décision arbitraire, estime l’avocat des familles de victimes.

Trois ex-ministres sous Jacques Chirac échappent aux poursuites judiciaires. Après l’avis rendu, mercredi 22 mai, par la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR, la juridiction française qui a compétence pour juger les crimes ou délits commis par les membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions), Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin et Michel Barnier échappent à une enquête sur leur rôle dans le bombardement du camp militaire français de Bouaké, en Côte d’Ivoire, en 2004. Neuf militaires français et un ressortissant américain avaient trouvé la mort dans cette attaque.

« C’est une décision contraire à la justice, qui suscite ma profonde colère car elle va à l’encontre du dossier d’instruction qui a duré 15 ans et elle est contraire aux conclusions des juges d’instruction », a réagi mercredi 29 mai Me Jean Balan, avocat d’une partie des familles des victimes, interviewé dans le Journal de l’Afrique de France 24.

« Nous sommes empêchés par un oukase de découvrir la vérité (…) On veut savoir d’où vient l’ordre de bombarder et pourquoi cet ordre de bombarder le camp français. On sait d’après le dossier que ça ne vient pas de Gbagbo », a poursuivi l’avocat, qui a assuré que les familles poursuivraient le combat pour éclaircir les circonstances du drame.

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