mardi, 14 juillet 2026 13:01

Audit des agents : des enseignants mobilisés pour le Bac 2026 dénoncent une impasse administrative

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Sénégal

Atlanticactu/ Baccalauréat 2026/ Enseignants/ Candidats/ Éducation nationale/ Serigne Ndong

L’inquiétude gagne de nombreux enseignants et formateurs engagés dans les commissions de jury du Baccalauréat 2026. Déployés à Dakar depuis plusieurs régions du Sénégal pour contribuer au bon déroulement des épreuves, ces agents de l’État affirment se heurter aujourd’hui à une difficulté administrative après avoir été empêchés de prendre part à l’opération d’audit des agents et fonctionnaires.

D’après leurs témoignages, ils se sont rendus dès les premières heures de la matinée à l’Inspection d’académie de Pikine-Guédiawaye dans l’espoir d’être enrôlés dans le cadre de cet audit. Sur place, les responsables leur auraient toutefois indiqué que cette démarche devait obligatoirement être effectuée dans leurs régions d’affectation.

Les enseignants concernés expliquent cependant que les opérations d’audit sont déjà terminées dans plusieurs de leurs régions d’origine. Pendant cette période, ils étaient officiellement en mission à Dakar et à Kaffrine pour participer à l’organisation du Baccalauréat 2026, en vertu d’ordres de mission dûment signés par les autorités compétentes.

Cette situation alimente une vive préoccupation parmi ces agents, qui redoutent d’être sanctionnés administrativement alors qu’ils accomplissaient une mission de service public confiée par l’État.

« Nous étions en mission pour le BAC »

Interrogé sur place, Mamadou Ba, enseignant et membre d’un jury du Baccalauréat, se dit désemparé face à cette situation. « Nous ne savons plus à quel saint nous vouer. On refuse de nous enrôler dans le cadre de l’audit alors que nous étions en mission ici à Dakar pour les besoins du Baccalauréat. L’audit est désormais terminé dans nos régions d’origine. Nous nous demandons aujourd’hui quel sort nous sera réservé », déplore-t-il.

À l’image de Mamadou Ba, plusieurs enseignants craignent que cette impossibilité de s’enrôler entraîne des conséquences administratives, alors qu’ils avaient quitté leur région pour répondre à une mission officielle de l’administration.

Un appel à la compréhension des autorités

Pour Kaly Bindian, lui aussi membre d’un jury du Baccalauréat, une issue reste envisageable si les autorités tiennent compte du caractère exceptionnel de cette situation. « Nous invitons les autorités à faire preuve de compréhension en organisant une séance d’audit de rattrapage pour tous les agents qui étaient en mission durant cette période. Nous avons servi l’État dans le cadre des examens nationaux et il serait injuste que cela nous porte préjudice », plaide-t-il.

Les enseignants concernés estiment qu’une telle initiative permettrait de garantir un traitement équitable entre les agents restés dans leurs régions et ceux qui ont été mobilisés dans d’autres localités pour assurer l’organisation des examens nationaux.

« Nos ordres de mission justifient notre déplacement »

Fatou Cissokho, enseignante, partage le même sentiment d’incompréhension. Elle rappelle que tous les déplacements ont été effectués dans le respect des procédures administratives. « J’ai du mal à croire ce qui se passe. Pourquoi refuse-t-on de nous enrôler alors que nous disposons d’ordres de mission signés par les autorités administratives, qui justifient notre présence à Dakar pour les besoins du Baccalauréat ? Il faut impérativement qu’une solution soit trouvée rapidement afin que nous ne soyons pas lésés », insiste-t-elle.

Vers une mesure exceptionnelle ?

Face à cette situation, les enseignants concernés exhortent les autorités administratives ainsi que les services en charge de l’audit à mettre en place un dispositif exceptionnel de rattrapage. Selon eux, une telle mesure permettrait de préserver les droits des agents mobilisés pour une mission d’intérêt national et d’éviter que leur engagement dans l’organisation du Baccalauréat 2026 ne débouche sur des difficultés administratives.

Dans l’attente d’une prise de position officielle des autorités compétentes, les enseignants concernés demeurent dans l’expectative. Ils espèrent qu’une solution rapide sera trouvée afin de régulariser leur situation et d’assurer un traitement juste et équitable à l’ensemble des agents de l’État ayant participé à l’organisation des examens nationaux.

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