Almadies : « Cosmo », «Timis » et «White dream », entre drogue, prostitution et alcool, les riverains dénoncent le silence des autorités

C’est connu que les bars, restaurants et autres night clubs situés dans le quartier des Almadies semblent bénéficier de passe-droit. Car depuis le début de la pandémie, ce chic quartier s’est illustré de triste manière avec la soirée privée qui s’était terminée par la mort de Hiba Thiam et une autre dans laquelle des diplomates et fils « d’en hauts » ont été arrêtés dans une piscine party contaminant plusieurs personnes au passage. Les riverains tirent la sonnette d’alarme. 

Le collectif des riverains des Almadies, qui sont à proximité des des restaurants Cosmo et Timis et White Dream, appelle les autorités du pays à agir alors qu’il est encore temps, « pour préserver la jeunesse, la sécurité et la quiétude des habitants de cette zone ». En effet, le collectif s’inquiète tous les jours, « des conséquences qui pourraient advenir de la proximité des habitations avec ces restaurants, transformés en bars et très fréquentés par des jeunes de tous âges, mais également des adultes ».

Dernièrement, rappelle le collectif, «la gendarmerie de Ngor a mis la main sur une quarantaine de personnes qui faisait la fête dans un de ces restaurants et dont certains possédaient de la drogue ». Même si le collectif s’en félicite, «il n’en demeure pas moins que son insatisfaction demeure entière. Tous les jours, ces bars sont remplis de monde avec une pollution sonore, qui indispose tous les riverains. Beaucoup de ces riverains ont saisi la gendarmerie, mais aussi la préfecture, la sous-préfecture, la mairie et même le gouverneur, sans que le problème ne soit résolu », selon le président joint par Atlanticactu.com.

Par ailleurs, «le collectif attire l’attention des autorités que, malgré le couvre-feu, les habitués des lieux viennent un peu plutôt et en grand nombre, alors que les rassemblements sont interdits en cette période de pandémie ». Il exige ainsi de l’Etat «la fermeture de ces lieux, car restaurant ou non, les rassemblements sont interdits principalement dans les bars et café » ; «l’arrêt de la débauche qui s’étale en plein jour sur les lieux » et «l’arrêt par la gendarmerie, de ces rassemblements quotidiens ».

Le collectif prend enfin « à témoin l’opinion et se réserve le droit d’user d’autres voies pour se faire entendre afin de mettre un terme à cette anarchie ».

Atlanticactu.com

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