mardi, 29 septembre 2026 10:07

Come-back annoncé du  » général » Umaru Embalò : les guinéens redoutent le syndrome Niño Vieira

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Guinée-Bissau
Atlanticactu/ San Domingo/ Bissau/ Pape Sané
Sceptiques depuis l’annonce par le  » général  » Umaru Embalò en personne d’un coup d’État perpétré contre lui, les Bissau guinéens vivent une peur bleue depuis que l’ancien président a déclaré sa candidature à la prochaine présidentielle et, cerise sur le gâteau,  son retour à Bissau le 4 octobre. Les guinéens craignent le syndrome du général Niño Vieira assassiné en 2009 quelques mois après que les militaires lui ont donné le pouvoir.
La Guinée-Bissau n’apprend pas de ses erreurs. L’armée a donné le pouvoir en 2005 au président ancien de la République, João Bernardo Vieira (Nino Vieira), mais c’est aussi l’armée qui l’a assassiné de manière brutale. De retour au pouvoir en 2005, Nino Vieira a été assassiné le 2 mars 2009 par des militaires en représailles à la mort du chef d’état-major, le général Batista Tagme Na Waie, tué quelques heures plus tôt dans un attentat à la bombe.
Une rébellion militaire menée par le général Ansumane Mané avait déposé Nino Vieira en mai 1999 après des mois d’affrontements sanglants, le poussant à l’exil.
Nino Vieira quitt la Guinée-Bissau en 1999, fait son come-back en 2005, et meurt atrocement.
Après la guerre civile du 7 juin 1998, Nino Vieira s’est exilé en Portugal pendant plusieurs années. Par ambition de pouvoir et parce qu’il a entendu ceux qui lui ont demandé de revenir, il est revenu à Bissau en avril 2005, a remporté les élections présidentielles, mais en mars 2009, il a été assassiné de manière brutale avec des machettes dans sa résidence à Bissau, alors qu’il servait en tant que président de la République.
Le chef de la force armée à l’époque, Tagme Na Wai, qui avait promis de garantir la sécurité de Nino Vieira, a été assassiné un jour avant le général Niño Vieira.
Umaru Embalo joue-t-il avec le feu avec une possible répétition de l’histoire ?
Après sa défaite aux élections de novembre 2025 et la simulation d’un coup d’État farcique le 26 novembre pour empêcher la publication des résultats électorales, l’ancien président de la République, le « général » Umaru Sissoco Embaló, a remis les pouvoirs à son directeur de campagne, Ilídio Vieira Té, et à son chef d’état-major particulier, le général Horta Inta-a.
Umaru Sissoco a quitté le pays pour vivre au Maroc pendant près d’un an, en attendant que la situation soit propice, que la population oublie ce qui s’est passé, pour annoncer son retour à Bissau, prévu pour le 4 octobre 2026.
La fin de ce chapitre de l’histoire se tiendra seulement le samedi. Un jour, cela sera diffusé sur tous les canaux d’information et les lecteurs auront l’opportunité de suivre cela dans les journaux, sur les réseaux sociaux, à la radio et à la télévision.
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