samedi, 15 août 2026 14:49

Récentes attaques coordonnées au Mali : l’ONU révèle 50 millions dollars de rançon payés à Al-Qaïda

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Mali 
Atlanticactu/ Kidal/ Bamako/ Karim Koulibaly 
On en sait un peu plus sur les moyens déployés par les groupes djihadistes et terroristes lors des récentes attaques coordonnées au Mali. Selon un rapport des Nations unies obtenue par Atlanticactu, une rançon estimée à 50 millions de dollars aurait contribué à renforcer les capacités d’Al-Qaïda au Sahel. Cette somme aurait été versée en 2025 pour obtenir la libération d’un otage détenu par des militants liés au groupe terroriste au Mali.
Le rapport, présenté au comité des sanctions de l’ONU, ne précise ni l’identité de l’otage ni l’auteur du paiement. Selon plusieurs sources régionales citées par Reuters, les Émirats arabes unis seraient à l’origine du versement, après la libération d’un ressortissant émirati et de deux autres étrangers. Les autorités émiraties n’ont pas confirmé les détails de l’affaire, mais ont rappelé leur engagement dans la lutte contre le terrorisme.
D’après les experts de l’ONU, la majeure partie de cette somme aurait été redistribuée entre plusieurs groupes affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), la principale branche d’Al-Qaïda dans la région. Ces fonds auraient servi à financer les combattants, l’armement et la logistique nécessaires à l’expansion de l’organisation au Mali et dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest.
Une partie de l’argent aurait également été transférée à d’autres structures du réseau Al-Qaïda, notamment à Al-Qaïda dans la péninsule arabique, basée au Yémen, ainsi qu’au commandement central de l’organisation.
L’ONU estime que cette injection financière a joué un rôle important dans la progression du groupe au Sahel. Le GSIM compterait entre 7 000 et 8 000 combattants dans la région, dont environ la moitié au Mali.
Pour les experts, les enlèvements constituent désormais une source majeure de financement pour les groupes armés. Au-delà des rançons, ces opérations permettent aussi de fragiliser la confiance des populations envers les États et leurs capacités à assurer leur sécurité.
Alors que les groupes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique continuent d’étendre leur influence au Mali, au Burkina Faso et au Niger, l’ONU alerte sur l’impact que peuvent avoir de telles ressources financières sur la durée des conflits.
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