vendredi, 10 juillet 2026 22:26

Arrestation de Domingos Simões Pereira : Sous pression le juge Simão Bacalé Biaguê démissionne, un cousin d’Umaru Embalò nommé

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Guinée-Bissau
Atlanticactu/ Bissau/ Maïmuna Djalò
Les pressions exercées par le commandement militaire sur les juges du tribunal militaire pour qu’ils actent l’arrestation et la détention de Domingos Simões Pereira, chef du parti PAIGC, ont contraint le juge d’instruction criminelle, Simão Bacalé Biaguê à démissionner du processus, au motif d’aider sa mère malade.
Le juge Simão Bacalé Biaguê a ensuite été remplacé par le cousin de l’ancien président de la République, Umaro Sissoco Embaló, le juge Mamadu Embaló qui a ensuite repris le processus et a rapidement délivré le mandat d’arrêt contre le leader du PAIGC, Domingos Simones Pereira, ce vendredi 10 juillet 2026.
Les putschistes qui ont annulé les élections et pris le pouvoir en Guinée-Bissau ont forcé le juge Mamadu Embaló à délivrer le mandat d’arrêt contre le chef du parti PAIGC et la coalition PAI-TERRA RANKA, Domingos Simões Pereira. Le chef des libérateurs a été emmené aujourd’hui, 10/07/2026, par la deuxième brigade de police (POP), à Bissau.
Quelques minutes avant qu’il ne soit mis en prison, où il a été détenu pendant plus de 60 jours entre novembre 2025 et janvier de cette année 2026, Domingos Simones Pereira aura été porté devant la Cour militaire suprême pour prendre note de la décision du juge Mamadu Embaló, qui le renvoie en prison.
Pour un retour du « général  » Umaru Embalò au pouvoir, les faux putschistes obligés d’incarcerer Domingos Simões Pereira 
Les avocats de Domingos Simões Pereira ont décidé de boycotter l’audience à la Cour militaire supérieure, ne comparaissant pas sur place, considérant que le processus de leurs clients se déroule en dehors des lois et que sa comparution devant le juge n’a été officiellement communiquée au collectif des avocats, par la livraison d’un avis.
L’arrestation du chef du parti PAIGC intervient alors que le parti s’apprête à tenir son congrès. Plusieurs analystes politiques affirment que l’objectif du commandement militaire est d’empêcher Domingos Simões Pereira de participer au congrès du parti et ainsi de retirer son parti et de faciliter le retour éventuel de l’ancien président, Umaro Sissoco Embaló.
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