Plus rien va entre les Éttats-Unis et le Venezuela dont le président Nicolas Maduro est accusé par Washington d’être à la tête d’un cartel de drogue. Pour parvenir à ses fins Donald Trump double la prime pour l’arrestation de son homologue vénézuélien qui se chiffre à 50 millions de dollars.
Les États-Unis ont annoncé avoir doublé la récompense offerte pour l’arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro, la portant désormais à 50 millions de dollars. Inculpé par la justice américaine pour trafic international de drogues, le dirigeant chaviste est accusé de diriger un « narco-État ». Washington ne reconnaît pas sa réélection de 2018, jugée frauduleuse, et soutient l’opposition vénézuélienne.
L’annonce a été faite par la ministre de la Justice jeudi 7 août américaine. Pamela Bondi, a déclaré que les États-Unis étaient prêts à verser 50 millions de dollars (environ 43 millions d’euros) pour toute information menant à l’arrestation de Nicolás Maduro, accusé de narcotrafic, rapporte The Hill. Une somme qui double la prime antérieure, faisant du président vénézuélien l’homme le plus recherché par le gouvernement de Donald Trump.
Pam Bondi révèle dans la vidéo la saisie de “30 tonnes de cocaïne associée à Maduro et à ses complices”, qui auraient été mélangées avec du fentanyl, un opiacé qui cause des ravages aux États-Unis. Cette drogue serait selon elle distribuée par des organisations terroristes, parmi lesquelles elle nomme pêle-mêle le gang vénézuélien Tren de Aragua, les cartels mexicains et le Cartel de los Soles, un groupe de généraux vénézuéliens accusés de narcotrafic.
Entre Donald Trump et Nicolas Maduro, le désamour date du premier mandat du président américain lorsque le gouvernement américain avait déjà accusé Nicolás Maduro d’être lié au Cartel de los Soles, et imposé de lourdes sanctions au pays – sanctions qui ont étouffé l’économie vénézuélienne, déjà très mal en point, sans parvenir à chasser Maduro du pouvoir.
La nouvelle a néanmoins réjoui la presse d’opposition vénézuélienne, qui accuse le président Maduro – héritier d’Hugo Chávez, président du Venezuela de 1999 à sa mort, en 2013 – de se maintenir au pouvoir depuis 2013 par la force et les fraudes électorales.