Le programme « Un étudiant, un ordinateur » continue de révéler de graves irrégularités devant la commission d’enquête parlementaire. Lors de l’audition de Mame Penda Ba, directrice du Financement des établissements d’enseignement supérieur, plusieurs éléments ont été évoqués sur la gestion financière et le suivi du programme.
La position de Mame Penda Ba la place au cœur du dispositif financier du programme, notamment en ce qui concerne les transferts destinés aux universités et les paiements effectués au profit des fournisseurs.
Au cours de son audition, les échanges ont notamment porté sur 7 055 ordinateurs et sur un montant de 1,446 milliard de FCFA viré, alors qu’aucun contrat correspondant n’aurait été retrouvé dans les documents examinés.
Des agents de Sama PC livrent leur version
Mamadou Sow et Abo Wade, présentés comme des agents historiques de Sama PC, ont également été entendus. Ils ont détaillé leur rôle dans la réception, la distribution et le suivi des ordinateurs destinés aux étudiants.
Leurs déclarations ont fait ressortir plusieurs irrégularités présumées dans la gestion et le suivi des équipements distribués dans le cadre du programme.
Le programme absent du plan de passation des marchés
Autre élément soulevé lors des auditions : le programme « Un étudiant, un ordinateur » ne figurait pas dans le plan de passation des marchés.
Selon Ndèye Sine Diop, ancienne coordonnatrice de la Cellule de passation des marchés du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), le programme n’était pas inscrit dans le document de planification des marchés.
Une situation qui soulève des interrogations sur les procédures suivies pour engager les dépenses et sélectionner les fournisseurs.
« Des manquements à plusieurs étapes »
Seynabou Samb Tosco, coordonnatrice de la Cellule d’enquête de l’ARCOP, a, pour sa part, fait état de manquements dans le processus.
« Des manquements ont été relevés à plusieurs étapes de la passation des marchés. »
Ces différentes déclarations alimentent les interrogations de la commission d’enquête parlementaire sur la gestion du programme « Un étudiant, un ordinateur », notamment sur les procédures de passation des marchés, les flux financiers, la livraison des équipements et le paiement des fournisseurs.
