Sénégal
Atlanticactu / Dakar / Hamet
Depuis quelque temps au Sénégal, des affaires de transmission volontaire du VIH font l’objet de poursuites judiciaires et suscitent un vif débat public. La diffusion d’informations sensibles, notamment les résultats de tests VIH, interroge à la fois le respect du secret médical, la protection de la santé publique et la responsabilité pénale des personnes mises en cause. Il est donc essentiel de clarifier un point fondamental souvent mal compris : dans ces procédures, la justice ne juge pas la maladie, elle juge un comportement.
Le VIH n’est pas un crime
Être séropositif au VIH n’est ni une infraction, ni une faute, ni un délit. Le VIH est une condition médicale qui relève exclusivement du domaine de la santé et du secret médical. Toute personne, quel que soit son statut sérologique, conserve ses droits fondamentaux, notamment le droit à la vie privée, à la dignité et à la confidentialité de ses informations médicales.
Ainsi, la maladie en elle-même ne peut jamais être jugée ni sanctionnée par la justice.
Ce que la justice poursuit réellement
Lorsqu’une personne est poursuivie pour transmission volontaire du VIH, la procédure ne repose pas sur le fait qu’elle soit séropositive, mais sur un ensemble de comportements précis et intentionnels. La justice cherche à établir que la personne poursuivie :
-
Savait qu’elle était porteuse du VIH,
-
A volontairement caché cette information à son ou sa partenaire,
-
A eu des rapports à risque,
-
Et a agi avec l’intention de transmettre le virus ou en acceptant consciemment ce risque.
