dimanche, 2 juin 2024 11:12

Sommet Saoudo-africain : Le Roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud décaisse plus de 356 milliards F CFA pour 12 pays

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Arabie Saoudite
Atlanticactu/ Dakar/ Abuja/ Ryadh/ Youssef Zyne
Présents à Riyad pour le premier sommet entre l’Arabie Saoudite et l’Afrique la semaine dernière suite à l’appel du Roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, de nombreux Chefs d’Etats africains qui, comme à l’accoutumée étaient dans la position de demandeur,, ont reçu une enveloppe de 356,6 milliards de francs CFA en prêt. Le Sénégal ne profitera pas de cette manne financière.
Après les sommets France, Turquie, Chine, Russie, Japon/ Afrique, c’est autour de l’Arabie Saoudite d’entrer dans la danse. Façon de montrer à souhait que le gâteau africain est toujours aussi alléchant qu’à l’époque de la Conférence de Berlin en 1884. Mais cette fois-ci, le partage se fait de manière plus subtile par les « nouveaux colonisateurs » et surtout avec l’accord et la signature des Chefs d’Etats africains.
L’Arabie Saoudite, pour ne pas rester à la marge de ce fabuleux gâteau, a initié de son côté le sommet saoudo-africain qui s’est déroulé les 10 et 11 Novembre dernier. Ainsi 12 pays africains ont été « heureux » de se voir accorder ensemble un total de 580 millions de dollars en prêt. Il s’agit principalement de l’Angola, du Bénin, du Burkina Faso, du Burundi, du Cap-Vert, de la Guinée, du Malawi, du Mozambique, du Niger, du Rwanda, de la Sierra Leone et de la Tanzanie.
Spécifiquement, le Niger obtient 17,2 milliards F CFA pour des projets dans le domaine de la scolarisation des filles, le Bénin 24,6 milliards F CFA et le Burkina Faso 10,4 milliards F CFA.
Généralement à la signature de ces accords, ces Etats africains semblent éluder le caractère onéreux de ces prêts qu’ils reçoivent. Tout compte fait, les saoudiens viennent d’inscrire leurs noms dans les livres de crédit de l’Afrique. Et au-delà d’être désormais redevables financièrement, il faut être dupe pour ignorer l’influence politique que de tels engagements entrainent dans les prises de position des Etats africains sur des sujets internationaux.
Quand certains leaders africains se plaisent à dire que l’Afrique ne doit plus tendre la main, on se rend rapidement compte de leur supercherie. Il est impossible de voir ces sommets se terminer avec une note au travers de laquelle c’est l’Afrique qui octroie du crédit. Cette position d’éternel receveur est à la limite de l’indécence.

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