Sénégal
Atlanticactu/ Dakar/ Diagne Naar
Des matières premières périmées, l’absence de pharmacien responsable, des rapports d’inspection aux conclusions divergentes et une communication institutionnelle contradictoire : la mission d’information parlementaire sur la commercialisation des produits SOFTCARE dresse un constat préoccupant du dispositif de contrôle.
Instituée en application de l’article 51 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la mission d’information parlementaire, à l’initiative de la Commission de la Santé, de la Population, des Affaires sociales et de la Solidarité nationale, avait pour objectif d’examiner les conditions dans lesquelles les produits de marque SOFTCARE ont été inspectés, retirés puis remis sur le marché au Sénégal.
Au cœur du dossier : les inspections menées par l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP) entre 2024 et 2025. Trois opérations de contrôle ont notamment fait apparaître plusieurs non-conformités critiques, dont la présence de matières premières périmées. Au total, 2 260 kg de matières premières ont été détruits, selon les éléments examinés par la mission.
Les rapports ont également relevé des insuffisances dans la traçabilité des matières premières ainsi que l’absence de pharmacien responsable durant certaines périodes. En revanche, la mission précise que les éléments recueillis ne permettent pas d’établir avec certitude que des matières premières périmées ont été utilisées dans le processus de fabrication.
Des décisions qui ont semé le trouble
