Selon la radio onusienne « Okapi », les rebelles du M23 ont franchi, mercredi soir, la ligne de défense des forces congolaises à Ihusi, située dans le territoire de Kalehe et continuent d’avancer vers la localité de Katana, située dans le territoire de Kabare, toujours dans la province du Sud-Kivu
Les affrontements entre les rebelles du M23 et les forces congolaises ont également repris mardi sur le front de Lubero, dans la province orientale du Nord-Kivu, après un bombardement rebelle contre les forces de l’armée congolaise.
Auparavant, le M23 avait déclaré un cessez-le-feu unilatéral, pour des raisons humanitaires, après des combats avec l’armée congolaise qui se sont soldés par la prise de contrôle de la ville de Goma, principale agglomération de l’est du pays, fin janvier dernier.
Malgré ce cessez-le-feu unilatéral, les rebelles du M23 ont pris la ville de Nyabibwe la semaine dernière.
Cette dernière escalade survient alors que le gouvernement congolais avait appelé à une réunion urgente des chefs de la défense des États membres de la Communauté de l’Afrique de l’est (EAC) et de la Communauté de Développement de l’Afrique australe (Sadc).
Les dirigeants de l’EAC et de la Sadc, réunis lors d’un sommet conjoint extraordinaire, samedi dernier à Arusha, en Tanzanie, ont ordonné aux responsables militaires des deux blocs de se réunir dans un délais de cinq jours pour aider à « l’application immédiate et inconditionnelle d’un cessez-le-feu et d’une cessation des hostilités ».
Pour rappel, le Mouvement du 23 Mars a été créé en 2012 par des militaires dissidents de l’armée congolaise. Après une brève montée en puissance, il a été défait en 2013 par les Fardc, appuyées par les Casques bleus de la Monusco. Cependant, le M23 a repris les armes en 2022, s’emparant de plusieurs localités dans la province du Nord-Kivu, située à la frontière du Rwanda et de l’Ouganda.
Avec AA.
