En réponse au mot d’ordre de grève des syndicats de Senelec, le ministre de l’énergie et du Pétrole prend le relais du Directeur général de la boîte pour inviter au dialogue. Hic, le principal syndicat le Sutelec avait déjà rejeté les arguments de la direction en dénonçant une tentative de dissuasion face à une mobilisation jugée légitime.
Abdourahmane Diouf appelle les syndicats de la Senelec à faire preuve de retenue et à suspendre leur mot d’ordre de grève, a-t-il déclaré lors du point de presse du gouvernement organisé ce lundi après-midi.Au cœur des crispations sociales : le paiement de la prime de rendement sur les résultats bénéficiaires de l’entreprise, déjà versée l’année précédente. Saisi du dossier par le biais d’une argumentation portée par le président du conseil d’administration (PCA) mettant en avant les performances des agents, le gouvernement a également recueilli l’analyse des services de la présidence de la République remettant en cause l’opportunité de ce versement.
Après un travail d’arbitrage minutieux centralisant quatre notes techniques distinctes, le ministère a soumis une synthèse consensuelle au chef de l’État, ce dernier prend le temps de la réflexion avant d’agir. L’exécutif rappelle toutefois que la décision présidentielle ne relève d’aucun délai contraint et qu’un refus net n’a pas été prononcé, écartant ainsi l’idée d’un contentieux fermé. Dans un contexte marqué par les récentes perturbations du service public en septembre dernier et à l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), le gouvernement exhorte les travailleurs à privilégier l’apaisement et à laisser à l’autorité le temps discrétionnaire nécessaire pour trancher sereinement.
Pour rappel, une grève de trois jours est prévue les 21, 22 et 23 octobre 2026 par le Syndicat unique des travailleurs de l’électricité (SUTELEC) au sein de la Senelec, dans le cadre d’un mouvement d’humeur national du Front pour une Révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine / ou Front Syndical (FSDT).