mardi, 13 octobre 2026 12:33

Loi de finances rectificative 2026 : le Pastef entre dans l’arène des amendements

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Sénégal

Atlanticactu/ Assemblée nationale/ Loi de finances rectificative/ Bassirou Diomaye Faye/ Serigne Ndong

Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, a procédé, ce mardi 13 octobre, à l’ouverture de la session ordinaire unique de l’année parlementaire 2026-2027. À cette occasion, il a révélé avoir reçu, le 2 octobre dernier, une demande du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, visant à faire examiner en priorité le projet de loi de finances rectificative (LFR), déposé deux semaines auparavant, au cours de la session parlementaire nouvellement ouverte.

«J’informe que par lettre en date du 2 octobre 2026, le président de la République a demandé l’inscription par priorité du projet de loi de finances rectificative pour l’année 2026 à l’ordre du jour de la session unique 2026-2027 de l’Assemblée nationale, conformément aux dispositions de l’article 84 de la Constitution», a déclaré Ousmane Sonko.

Le leader du Pastef, parti disposant de la majorité parlementaire, qui a récemment fait état d’un «désaccord profond» avec le président Bassirou Diomaye Faye sur la conduite des affaires publiques, a annoncé dans la foulée la convocation de la conférence des présidents. Cette rencontre devra permettre de définir le calendrier des travaux de la session ordinaire.

Une bataille parlementaire en perspective

Déposée officiellement au Secrétariat général de l’Assemblée nationale le 18 septembre 2026, la loi de finances rectificative pour l’année 2026 s’annonce au cœur des débats parlementaires. Pour l’heure, le groupe parlementaire Pastef, qui compte 130 députés sur les 165 que comprend l’Assemblée nationale, n’envisage pas de rejeter le texte dans son intégralité. Il nourrit toutefois d’importantes réserves et pourrait privilégier une stratégie d’amendements ciblés, article par article.

Pour rappel, Ousmane Sonko, ancien Premier ministre de 2024 à 2026, a publiquement exprimé ses préoccupations concernant les implications de l’accord conclu le 1er septembre 2026 entre le gouvernement sénégalais et le Fonds monétaire international (FMI). Cet accord prévoit un programme global de 2,2 milliards de dollars, soit environ 1 245 milliards de FCFA, sur une période de 36 mois.

Alors que le décaissement de ces fonds dépend notamment de l’approbation du Conseil d’administration du FMI et de l’adoption de la loi de finances rectificative, le Pastef dénonce «l’opacité entourant la restructuration de la dette sénégalaise». Le parti craint également que les mesures d’austérité envisagées ne pèsent davantage sur le pouvoir d’achat des ménages.

De son côté, l’État rejette toute idée de restructuration de la dette et préfère évoquer un «Plan de traitement de la dette».

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