mercredi, 11 février 2026 15:59

L’ex-ministre de la Défense togolaise placée sous mandat de dépôt

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Togo

Atlanticactu/ Marguerite Gnakadé/ Serigne Ndong

Au Togo, les autorités se sont enfin exprimées sur l’affaire Marguerite Gnakadé. Arrêtée la semaine dernière, l’ancienne ministre des Armées a été placée sous mandat de dépôt vendredi 19 septembre, selon un communiqué du procureur général de la République. Elle est poursuivie pour soulèvement contre l’autorité de l’État, diffusion de fausses informations et troubles aggravés à l’ordre public. Selon le parquet, cette affaire impliquerait également le chanteur Aamron, lui aussi interpellé mais libéré sous contrôle judiciaire.

Dans deux communiqués datés du 20 septembre, le procureur Talaka Mawama indique que Marguerite Gnakadé aurait commis « des agissements réitérés portant atteinte à la sûreté de l’État », constatés lors de l’enquête préliminaire. Le communiqué précise aussi qu’elle aurait volontairement détruit un élément de preuve durant sa garde à vue.

Son avocat, Me Elom Koffi Kpadé, déclare : « Je n’ai pas eu de nouvelles depuis son déferrement devant le juge vendredi. En attendant une rencontre formelle et apaisée, je n’ai connaissance d’aucun élément probant justifiant les infractions qui lui sont reprochées. »

Connue pour ses critiques à l’encontre de son ancien beau-frère, le président Faure Gnassingbé, Marguerite Gnakadé aurait lancé des « appels séditieux à l’armée » entre juillet et septembre. Durant cette période, elle aurait également rencontré à plusieurs reprises le chanteur Aamron, de son vrai nom Narcisse Tchala Essowè, lui aussi critique du pouvoir.

Aamron, placé sous contrôle judiciaire, bénéficie d’une liberté de mouvement restreinte et fait face aux mêmes chefs d’accusation que Gnakadé : soulèvement contre l’autorité de l’État, diffusion de fausses informations et outrages envers des représentants de l’autorité. Cette nouvelle inculpation intervient quelques mois seulement après sa première arrestation fin mai.

« Je ne comprends pas pourquoi ils les mettent dans le même dossier », s’insurge Me Kpadé, qui défend les deux prévenus. « Selon moi, il s’agit simplement de faire taire des voix critiques. En réalité, c’est un procès à motivation politique. »

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