France
Atlanticactu/ Nanterre/ Paris/ Marie Pierre Dupuy
L’ancienne ministre et candidate à la mairie de Paris est jugée pour « corruption passive » et « trafic d’influence passif ». Le parquet requiert contre Rachida Dati quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans aménageables, et cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat.
L’audience touche à sa fin. Au procès de Rachida Dati et de Carlos Ghosn pour corruption et trafic d’influence, l’heure est aux réquisitions, lundi 28 septembre. Le Parquet national financier (PNF) a demandé quatre ans de prison, dont deux ans ferme aménageables et deux ans avec sursis, contre l’ancienne ministre, ainsi que 450 000 euros d’amende, soit la moitié des honoraires perçus dans son activité de lobbying pour Renault-Nissan au Parlement européen, entre 2009 et 2013. Le PNF a également réclamé de lui interdire de poursuivre son activité d’avocate et la révocation de sa fonction de magistrate. Une peine d’inéligibilité de cinq ans, assortie de l’exécution provisoire est également réclamée contre Rachida Dati. Par ailleurs, le PNF a requis quatre ans de prison contre l’ex-PDG de Renault Carlos Ghosn, en fuite au Liban et jugé en son absence, avec maintien du mandat d’arrêt. Suivez notre direct.
Jusqu’à 10 ans de prison encourus. Le PNF accuse la maire du 7e arrondissement de Paris et l’ex-PDG de Renault, jugé en son absence, d’avoir noué un pacte de corruption, en contrepartie de lobbying pour Renault-Nissan, entre 2009 et 2013, au Parlement européen, où Rachida Dati était élue. L’ancienne avocate, qui demande aujourd’hui sa réintégration dans la magistrature, avait signé une convention d’honoraires de 900 000 euros sur trois ans.
Par ailleurs, le Parquet national financier (PNF) a requis quatre ans de prison contre Carlos Ghosn, en fuite au Liban, avec maintien du mandat d’arrêt.
