vendredi, 13 mars 2026 20:21

Fouillée au Sénégal par le FBI et le Département du Trésor américain, la famille FARES poursuivie en France

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Atlanticactu/ Dakar/ Paris / Cheikh Saadbou Diarra
Sous le viseur du Fbi et du Département d’Etat américain depuis plusieurs années, la familles Fares soupçonnée d’être l’un des bras financiers du Hezbollah libanais, est poursuivie devant le Tribunal judiciaire de Paris, compétent pour les affaires complexes via la JUNALCO, qui est fréquemment saisi de plaintes pour blanchiment, notamment en matière de crime organisé.
Le parquet de Paris ouvre des informations judiciaires pour des faits de blanchiment, de faux et d’escroquerie, comme en témoigne une procédure récente concernant la famille Fares et plusieurs complices établie entre Dakar et d’autres capitales de pays limitrophes, notamment la Gambie, la Côte dIvoire entre autres.
Selon Dakarposte qui détient les documents attestant la plainte, révéle que les personnes visés, quoi que domiciliés au Sénégal, sont de nationalité Française. Il s’agit des sieurs: Mohamed Fares, Hassan Fares et Muhiedinne Fares.
Pour la gouverne de ceux qui l’ignorent, la JUNALCO (Juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée) est rattachée au Tribunal judiciaire de Paris et centralise la lutte contre le blanchiment grave et complexe.
Une plainte pour blanchiment au Tribunal judiciaire de Paris (souvent le Parquet National Financier – PNF) implique l’envoi d’un courrier détaillé au procureur. La procédure déclenche une enquête préliminaire (Brigade financière) ou une information judiciaire (juge d’instruction) pour analyser l’origine illicite des fonds. Les suspects peuvent être auditionnés ou mis en examen.
Quid du déroulement de la procédure? Il nous revient qu’il faut un courrier détaillé au Tribunal de Paris (Parvis du Tribunal de Paris) ou au commissariat, en précisant les faits, lieux et preuves.
Le parquet étudie la plainte. Il peut ouvrir une enquête préliminaire (confiée à la police) ou une information judiciaire (juge d’instruction) si l’affaire est complexe, notamment via la BNRDF.
Les enquêteurs auditionnent le plaignant et le suspect. Des saisies d’avoirs criminels (comptes, biens) sont probables.
Le procureur décide de poursuivre le suspect devant le tribunal (audiences), de classer sans suite ou de demander une instruction.
Aussi, avons-nous appris, de sources judiciaires, que la victime peut se constituer partie civile pour demander des dommages et intérêts, souvent conseillée avec l’aide d’un avocat spécialisé.
Dakarposte est en mesure de révéler que plusieurs plaintes ont été déposées contre les Fares au pays de Marianne notamment celle du sieur Y. O. adressée directement au Tribunal judiciaire de Paris.
En effet, le procureur de la République près le Tribunal Judiciaire de Paris certifie , noir sur blanc, le dépôt de la plainte à l’actif du sieur Y.O. pour blanchiment de capitaux en bande organisée , franchement du terrorisme, faux et usage de faux, entre autres …
Les mis en cause, de nationalité Française, sont: Mohamed Fares, Hassan Fares, et Muhieddine Fares.
Dans sa plainte, dont dakarposte détient copie, le sieur Y.O. fait de graves révélations à l’encontre des mis en cause. À l’en croire, « les frères Fares ont mis en place un système extrêmement organisé et opaque afin notamment de dissimuler toutes les opérations de blanchiment, de fraude et in fine l’ensemble de leurs transactions financières frauduleuses ».
Etayant son argumentaire, il fait savoir au maitre des poursuites Français que les opérations de blanchiment s’opéreraient « notamment par le truchement de leurs sociétés Françaises immatriculées au Registre de Commerce et des Sociétés de Paris , la société 4F INTERNATIONAL, société d’import/export ayant réalisé 659,141 euros de bénéfices en 2021…et n’ayant publié aucun compte pour son service clos au 31 décembre 2022; et la Galerie Imane Fares. »
« Au surplus, les Fares détiennent de nombreuses sociétés en Afrique de l’Ouest et s’entourent de personnes soupçonnées, encore aujourd’hui, de participer au financement du terrorisme dans cette région « .
En somme, le plaignant a déposé sur la table du procureur de la République Français, un nombre conséquent de pièces, notamment comptables et financières, permettant de démontrer la caractérisation des infractions visées par sa plainte à l’encontre des frères Fares Ces derniers, insiste t’il au maitre des poursuites du pays de Marianne « ont commis des actes de blanchiment et de financement du terrorisme notamment par le truchement de sociétés Françaises implantées en plein Paris ».
Et, le plaignant de rappeler que la loi pénale française s’applique au blanchiment d’argent si l’infraction est commise en France, par un Français, ou si la victime est française, même à l’étranger. Le blanchiment, puni de 5 ans voire 10 ans d’emprisonnement et d’une amende, sanctionne la dissimulation du produit d’un crime ou d’un délit.
En effet, la loi s’applique aux infractions commises sur le territoire de la République. Une infraction est réputée commise en France dès qu’un seul de ses faits constitutifs y est réalisé.
Dans la foulée, nous tenons de sources judiciaires que la loi française s’applique aux crimes et délits (dont le blanchiment) commis à l’étranger par des Français.
La loi française s’applique aux crimes et aux délits punis d’emprisonnement commis hors du territoire par un étranger ou un Français, si la victime est de nationalité française au moment des faits.
Dans la foulée, nos sources font savoir que le blanchiment étant un délit continu (la détention des fonds se poursuit dans le temps), il peut faire l’objet d’une enquête de flagrance en France si les fonds y sont trouvés, même si la dissimulation initiale a eu lieu à l’étranger.
Dakarposte, qui suit comme de l’huile sur le feu cette procédure enclenchée depuis Paris, vous promet d’y revenir avec une ébauche de détails.
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