Devenu pays pétrolier avec l’exploitation du gisement de Sangomar, 𝐃𝐚𝐤𝐚𝐫 m𝐚𝐧œ𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 r𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐂𝐥𝐮𝐛 t𝐫𝐞̀𝐬 f𝐞𝐫𝐦𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥’𝐎𝐏𝐄𝐏 𝐞𝐭 m𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞𝐫 s𝐨𝐧 e𝐧𝐭𝐫𝐞́𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 c𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 g𝐫𝐚𝐧𝐝𝐬 pays producteurs de pétrole. Une ambition diplomatique et énergétique affirmée sur la scène internationale par le Premier ministre Ousmane Sonko
Alors que les premières gouttes de pétrole offshore du champ Sangomar coulent déjà vers les marchés mondiaux, le Sénégal affiche désormais 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐦𝐛𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 : intégrer l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP).
Dakar, qui entre dans l’ère pétrolière avec prudence mais détermination, entend s’asseoir à la table où se négocient les grandes décisions stratégiques du marché mondial de l’or noir. Pour y parvenir, les nouvelles autorités sénégalaises devront obtenir l’aval des membres fondateurs, au premier rang desquels figure l’Arabie Saoudite, véritable pivot de l’organisation.
Aujourd’hui Dakar cherche à peser sur le plan international, sécuriser ses intérêts commerciaux, diversifier ses partenariats et attirer davantage d’investisseurs stratégiques et structurants dans le secteur des hydrocarbures
L’entrée dans l’OPEP représenterait aussi une vitrine diplomatique forte pour le Sénégal, qui pourrait ainsi :
• Accroître son influence régionale et continentale,
• Optimiser sa production à travers les quotas régulés,
• Et surtout, dialoguer d’égal à égal avec les géants du secteur.
Mais cette ambition ne va pas sans défis, notamment en matière de production, de stabilité réglementaire et d’engagement à long terme. Le Sénégal devra démontrer sa capacité à produire durablement, coopérer stratégiquement, tout en gardant une politique énergétique alignée sur ses priorités nationales.
Cette volonté d’intégrer l’OPEP, à peine quelques mois après le début de la production commerciale, n’est-elle pas prématurée pour un pays encore en phase de structuration de son industrie pétrolière ?