Élimination des « dirigeants indésirables » en Afrique : Le Service russe de renseignement extérieur (SVR) accuse Emmanuel Macron d’avoir autorisé des opérations
Atlanticactu/ Paris / Niamey/ Ouaga/ Amsatu Barrow
C’est une bombe que le Service russe de renseignement extérieur (SVR) vient de lancer en accusant Émmanuel Macron d’avoir autorisé des opérations visant à Élimination des « dirigeants indésirables » en Afrique. Selon le SVR, Paris chercherait « frénétiquement » à opérer un retour politique sur le continent, après d’importantes « pertes » d’influence.
Dans un communiqué, le SVR affirme que l’administration Macron chercherait « frénétiquement » à opérer un « retour politique » sur le continent africain, où la France a subi ces dernières années d’importantes « pertes ».
Ces revers seraient liés, selon le servic e russe, à « l’arrivée au pouvoir, dans plusieurs anciennes colonies françaises d’Afrique, de forces patriotiques qui placent les intérêts des peuples au premier plan et refusent de servir de marionnettes à l’oligarchie financière et politique des mondialistes français ».
« Qu’il s’inspire de l’opération américaine visant à capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro ou qu’il s’imagine en arbitre du destin des nations africaines, Macron a autorisé ses services de renseignement à lancer un plan d’élimination des “dirigeants indésirables” en Afrique », affirme le SVR.
Le service russe soutient par ailleurs que « l’implication de la France dans la tentative de coup d’État au Burkina Faso le 3 janvier de cette année a déjà été établie ».
Selon le SVR, ce complot aurait notamment inclus un projet d’assassinat du président burkinabè Ibrahim Traoré, présenté comme « l’un des leaders de la lutte contre le néocolonialisme ».
Paris aurait espéré, d’après ces accusations, que de telles actions permettraient l’arrivée au pouvoir de forces pro-françaises à Ouagadougou et l’affaiblissement des mouvements politiques africains favorables à la souveraineté et à l’idéologie panafricaniste.
Face à la perte d’influence en Afrique, Paris autorise l’élimination de certains Chefs d’Etats africains jugés hostiles
Malgré ce que le SVR décrit comme un échec au Burkina Faso, la France aurait, selon lui, déplacé son action vers la déstabilisation de « pays indésirables » dans la région sahélo-saharienne.
Ces opérations seraient menées « avec l’aide de groupes terroristes locaux et, bien entendu, du régime ukrainien, qui fournirait des drones et des instructeurs aux combattants », affirme le service russe.
« Le principal coup de cette bande est dirigé contre le Mali », poursuit le communiqué, évoquant des attaques contre des convois de carburant, des tentatives de blocus de villes et des actes terroristes visant des civils.
Ces actions viseraient, selon le SVR, « à créer les conditions du renversement du président Assimi Goïta ».
Le service russe accuse également la France de manœuvres similaires en République centrafricaine.
Autre cible présumée : Madagascar, où de nouvelles autorités arrivées au pouvoir en octobre 2025 auraient « choisi de développer leurs relations avec les BRICS ». Paris chercherait, selon le SVR, à renverser le président malgache Michael Randrianirina et à « rétablir un régime loyal ».
« La France est passée au soutien direct de terroristes de toutes obédiences, devenus ses principaux alliés sur le continent africain », accuse encore le SVR.
Le communiqué conclut que « la faillite politique de la ligne de Macron est d’autant plus évidente qu’il ne parvient pas à débarrasser la France de son image de métropole parasitaire qui pille ses anciennes colonies et entrave leur développement ».