mardi, 14 avril 2026 14:26

Dialogue social dans le secteur éducatif : des avancées mais encore de fortes divergences

Partager sur :

Les plus lus

Sénégal

Atlanticactu/ Education/ Enseignants/ Crise Scolaire/ Serigne Ndong

Les discussions entre le G7 des syndicats d’enseignants et le gouvernement se poursuivent toujours sans conclusion définitive. Lancées depuis hier, elles se sont prolongées toute la nuit, réunissant les représentants syndicaux et les ministres de l’Éducation nationale et de la Fonction publique autour d’un projet de protocole proposé par l’exécutif. Toutefois, à l’aube, plusieurs points de désaccord subsistent.

Interrogé ce mardi par la Rfm, Hamidou Dia, secrétaire général du SELS (Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal), a indiqué que les principaux blocages concernent les enseignants décisionnaires. Bien que le gouvernement ait signé les décrets très attendus, salués par tous, leur application concrète demeure au centre des divergences. Pension de retraite, imputation budgétaire et dispositif des 65 ans optionnels : autant de sujets sur lesquels les deux parties n’arrivent pas encore à s’entendre sur les délais et les modalités de mise en œuvre.

La question du champ des bénéficiaires alimente également les tensions. Le ministère de la Fonction publique a certes publié un arrêté détaillant les pièces exigées pour les enseignants concernés par les décrets 2026-65 et 2026-66, en vue de leur classement ou de leur intégration dans la fonction publique. Cependant, le SELS demande l’extension de ce dispositif aux enseignants recrutés dans le cadre des programmes des 5000 et des 2000 enseignants, exclus explicitement des textes actuels.

Sur d’autres points, notamment la surimposition et le système de rémunération, un terrain d’entente semble en revanche se dessiner, les deux parties étant proches d’un accord sur les formulations et les calendriers.

Face à cette situation, Hamidou Dia a lancé un appel solennel au chef de l’État, l’invitant à s’impliquer directement. « C’est l’école sénégalaise qui est en danger, c’est l’école publique qui est en jeu », a-t-il averti, appelant à saisir cette opportunité pour sauver ce qui peut encore l’être de l’année scolaire en cours.

Partager sur :

Plus d'articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus récents