vendredi, 11 septembre 2026 11:13

Dette du Sénégal : le FMI peut décaisser avant même la conclusion de la restructuration

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Sénégal

Atlanticactu/ FMI/ Dette publique/ Restructuration/ Serigne Ndong

Lors d’un point de presse tenu hier, la directrice du département de la communication du FMI, Julie Kozack, a indiqué que les services du Fonds et les autorités sénégalaises avaient conclu, le 2 septembre 2026, un accord au niveau des services portant sur une nouvelle Facilité élargie de crédit (FEC) d’une durée de 36 mois, évaluée à environ « 2,2 milliards de dollars ».

Ce nouveau programme poursuit un double objectif : « d’aider à restaurer la durabilité des finances publiques du Sénégal tout en protégeant les ménages vulnérables ».

Interrogée sur le calendrier du traitement de la dette ainsi que sur la position de Dakar, qui privilégie un reprofilage, la porte-parole du FMI a souligné que « la conception et la portée de tout traitement de la dette incombent en fin de compte aux autorités sénégalaises et à leurs créanciers ».

Le FMI a par ailleurs salué « l’intention des autorités d’utiliser le Cadre commun du G20 ». L’institution a précisé que ses règles permettent de soumettre le programme à l’approbation de son Conseil d’administration et de procéder à des décaissements « même pendant que le Sénégal discute encore de la restructuration de la dette avec ses créanciers ».

S’agissant d’une éventuelle contestation de la part des créanciers, notamment après la désignation du cabinet White & Case par un groupe d’obligataires, Mme Kozack a rappelé qu’« il est très courant que les autorités débitrices et les créanciers engagent des conseillers financiers et des équipes juridiques ». Elle a ajouté que les opérations de restructuration ou de reprofilage constituent « en fin de compte un processus juridique ».

Par ailleurs, le FMI a relevé que « les prix plus élevés du pétrole brut ajoutent actuellement une pression supplémentaire sur les finances publiques du Sénégal », dans un contexte où le pays maintient toujours « des subventions énergétiques non ciblées ».

Répondant aux inquiétudes liées à la possibilité d’un processus de restructuration prolongé, susceptible de s’étendre sur trois ans, la directrice de la communication du FMI a indiqué que le calendrier des négociations sur la dette « n’est pas quelque chose dont je suis en mesure de parler ou même de spéculer ».

Elle a réaffirmé que le rôle du FMI consiste à « travailler avec les autorités sur le cadre macroéconomique et les politiques économiques qui étayeront ce cadre ».

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