L’Australie, le Canada, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni appellent les plateformes numériques à faciliter l’accès légal des enquêteurs aux données liées aux crimes graves, notamment ceux visant les enfants, tout en préservant la confidentialité des communications.
Dans un communiqué commun publié vendredi, les cinq pays ont affirmé soutenir les communications privées et sécurisées ainsi que la protection des données personnelles. Ils ont toutefois estimé que ces garanties ne devaient pas empêcher les services compétents d’obtenir des informations dans le cadre d’enquêtes autorisées par la loi.
Les gouvernements ont notamment insisté sur la nécessité de lutter contre l’exploitation et les abus sexuels visant les enfants en ligne. Ils ont appelé les plateformes à renforcer leurs dispositifs de prévention, de détection et de signalement des contenus criminels.
Les cinq pays souhaitent également développer l’utilisation des nouvelles technologies par les forces de l’ordre et intensifier leurs échanges d’informations face à la criminalité organisée et aux menaces transnationales.
Le communiqué a été adopté à l’issue d’une réunion ministérielle organisée les 25 et 26 août à Sydney. Les discussions ont également porté sur la sécurité des frontières et la coopération entre les cinq États en matière de sécurité intérieure.