Candidature de Thierry Breton à la Commission européenne: première étape validée

L’examen de la candidature de Thierry Breton par le Parlement européen a débuté ce mardi 12 novembre à Bruxelles. Les députés de la commission des Affaires juridiques ont estimé lors d’un vote validé de justesse, par 12 voix contre 11, que le profil de l’ancien ministre français ne présentait pas de risque de conflit d’intérêts.

Le candidat français à la Commission européenne, l’ancien ministre de Jacques Chirac Thierry Breton, a franchi ce mardi de justesse une étape importante de sa nomination face aux eurodéputés. Ces derniers ont estimé, lors d’un vote secret, et ric-rac, que son profil ne présentait pas de risque de conflit d’intérêts.

Rappelons que l’ex-locataire de Bercy fut par le passé PDG du groupe de services informatiques Atos, pendant 11 ans. Il a également dirigé Thomson et France Télécom. Mais les parlementaires européens ont estimé par 12 voix contre 11 qu’aucune question ni audition supplémentaire n’était nécessaire le concernant.

Thierry Breton affirme avoir vendu la totalité de ses actions

L’audition du jour était une première étape, avant celle de jeudi, rappelle notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet. Pendant trois heures, dans deux jours, les députés des commissions de l’Industrie et du Marché intérieur examineront sur le fond la candidature de Thierry Breton à la Commission européenne.

Mais la première étape de ce mardi, qui ne portait pas sur les compétences du Français, était néanmoins cruciale, car l’évaluation négative de leur déclaration d’intérêts avait valu aux candidats de la Roumanie et de la Hongrie d’être recalés, comme celle de l’éphémère ministre française Sylvie Goulard.

Dans la foulée de M. Breton, les candidatures du Hongrois Oliver Varhelyi et de la Roumaine Adina Valean ont d’ailleurs également franchi cette étape du vote des 25 députés de la commission des Affaires juridiques du Parlement européen.

Dans une déclaration d’une dizaine de pages, Thierry Breton a affirmé avoir vendu la totalité de ses actions, en particulier celles d’Atos et de Worldline. Il a également rappelé qu’il avait déjà quitté la présidence de la première de ces entreprises, ainsi que les conseils d’administration où il siégeait jusqu’ici.

Thierry Breton se récusera de toute décision qui impliquerait Atos

Cette stratégie n’est pas sans rappeler sa nomination au ministère français de l’Économie en 2005. À l’époque, M. Breton avait pris soin de ne jamais avoir à traiter des dossiers impliquant ses anciennes entreprises. Il affirme aujourd’hui son intention de se récuser automatiquement de toute décision qui impliquerait Atos.

Pour la deuxième étape, celle de son audition du jeudi 14 novembre, les dernières estimations des chances de Thierry Breton de devenir commissaire sont plutôt positives, puisque contrairement à Mme Goulard, il devrait bénéficier d’une relative bienveillance de la droite, c’est-à-dire du Parti populaire européen (PPE).

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