Sénégal
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Trois personnes ont perdu la vie, dont deux garçons et une fille, à la suite des violents affrontements survenus à Fass Mbao, selon les informations rapportées par Les Échos. Les victimes seraient des supporters du lutteur Siggil Yeumbeul. Parmi les défunts, l’un aurait reçu un coup de machette fatal au cou, tandis qu’un autre aurait succombé après avoir été atteint par un projectile à la nuque.
Une embuscade orchestrée contre le convoi
D’après le journal, ces violences seraient liées à « un coup de sang sur fond de vengeance des supporters d’un lutteur de Fass Mbao », consécutif à un « récent combat de celui-ci à Yeumbeul ; un combat de lutte qui avait fini en eau de boudin à cause des agissements des supporters d’un lutteur rival ».
Animés par la volonté de « laver l’affront », des supporters de Fass Mbao auraient décidé de guetter la prochaine sortie en arène de leurs adversaires.
Le jour de l’incident, alors que le lutteur Siggil Yeumbeul se dirigeait vers l’Arène nationale sous escorte policière, « des jeunes de Fass Mbao tendent une embuscade dans les parages du rond-point Tally Mame Diarra et restent à l’affût », rapporte la même source.
À l’approche du convoi, les assaillants présumés « sortent du bois et se dressent en masse sur la chaussée, histoire d’empêcher le convoi de passer ». Ils auraient également lancé des « cris de guerre » avant de projeter des « projectiles dans la direction du convoi ».
Des affrontements violents et une intervention policière musclée
La situation dégénère rapidement en une violente « bataille rangée à coups de pierres ». Pour permettre au convoi de poursuivre son chemin, les forces de l’ordre ont recours à des « grenades lacrymogènes ». Devant l’ampleur des affrontements et la résistance rencontrée, « des renforts arrivent ».
Le quartier est alors plongé dans un climat de panique généralisée, marqué par des « courses-poursuites dans les ruelles du quartier ». Les policiers « gazent à tout va », obligeant les habitants, pris de peur, à se « barricader » chez eux.
C’est dans cette « situation de confusion indescriptible » que trois personnes ont trouvé la mort. Afin d’identifier les auteurs des violences, « une équipe technique de la police fouille les caméras de surveillance implantées au rond-point et dans les parages », précise Les Échos.
