jeudi, 3 septembre 2026 13:27

Réinstallation des populations entre Kébémer et Tivaouane : GCO construit 628 maisons pour 3 500 personnes

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Sénégal

Atlanticactu/ Eramet Grande Côte/ Zone des Niayes/ Serigne Ndong

Opérateur minier majeur dans la zone des Niayes, Eramet Grande Côte (GCO) conduit depuis plusieurs années des opérations de déplacement et de réinstallation de populations affectées par ses activités extractives. Ce processus repose sur deux volets distincts : la réinstallation économique, qui concerne notamment les terres agricoles et les moyens de subsistance, et la réinstallation physique, consacrée au relogement des ménages.

Pour le préfet du département de Kébémer, Ousseynou Mbaye, les opérations réalisées sur le terrain sont conformes aux dispositions légales en vigueur. « Pour ces deux volets, on peut dire que partout la législation nationale a été respectée », affirme-t-il, mettant également en avant le niveau de concertation avec les communautés concernées.

628 maisons construites pour 3 500 personnes

Eramet Grande Côte assure avoir mis en place un dispositif allant au-delà du seul transfert des habitations, avec l’objectif de préserver et d’améliorer les conditions de vie des populations déplacées. « Depuis le début des opérations, nous avons construit 628 maisons pour 3 500 personnes dans les départements de Tivaouane et de Kébémer », précise Ibrahima Diop, chef du département Réinstallation chez GCO.

Le programme comprend également plusieurs infrastructures sociales de base, notamment une école primaire, un poste de santé, une mosquée, une école coranique, un marché, une maison communautaire, un terrain de football ainsi que des pistes de désenclavement.

Ces infrastructures ont notamment accompagné le relogement des habitants du village de Kinine Alassane, situé dans la commune de Thièp, dans le département de Kébémer. Mamadou Oumou Ka, responsable du consensus au sein de la commission de concertation, explique que le processus a été conduit en concertation avec les populations. « Toutes les étapes ont fait l’objet de discussions et de consultations avant chaque prise de décision », témoigne-t-il. À ce jour, « le seul élément restant à finaliser est la piste d’accès au village ».

Un demi-hectare aménagé pour chaque ménage

Le dispositif de réinstallation prévoit également la reconstitution des moyens économiques des familles concernées. Selon Ibrahima Diop, chaque ménage bénéficie ainsi d’un demi-hectare de terres agricoles de remplacement, équipé d’un mini-forage et d’un kit solaire.

L’ambition affichée est de permettre aux populations de disposer d’une activité agropastorale durable et économiquement viable.

Une mesure qui semble satisfaire plusieurs bénéficiaires. Moussa Ba, chef du hameau de Keur Moussa Aliou, juge les parcelles attribuées de « très bonne qualité ». Il salue également les équipements solaires et les forages mis à disposition. « Tout ce qui a été annoncé au début du projet a été respecté et mis en œuvre conformément aux engagements pris », assure-t-il.

Près de 3,5 milliards de FCFA mobilisés en trois ans

Entre 2024 et 2026, Eramet Grande Côte indique avoir consacré près de 3,5 milliards de FCFA à l’ensemble des opérations de réinstallation. D’après le préfet Ousseynou Mbaye, cette enveloppe couvre notamment la construction des logements, l’acquisition des terres ainsi que la restauration des moyens de subsistance.

L’autorité administrative rappelle par ailleurs le rôle de contrôle de l’État dans le processus. « L’État est toujours aux côtés des populations. Nous veillons à ce que les engagements de GCO soient scrupuleusement respectés. »

Le suivi du transfert des populations est assuré en permanence par deux commissions mixtes. Le principe retenu, souligne le préfet, est qu’à chaque déplacement d’une communauté, « tout ce qui constituait son cadre de vie quotidien doit être intégralement restauré ».

Des appréhensions initiales à la satisfaction des bénéficiaires

L’adhésion des communautés au projet de déplacement n’a pas toujours été immédiate. Amadou Ba, imam de Caram Peulh, se souvient notamment des inquiétudes exprimées au lancement du processus. « Lorsque l’on a vécu pendant plus de cent ans dans un hameau et qu’un jour on vous annonce votre déplacement vers un nouveau site avec de nouvelles commodités, il est naturel d’avoir des appréhensions », confie-t-il.

Une fois installées sur les nouveaux sites, les perceptions ont toutefois évolué. « Nous avons constaté que les conditions de vie offertes ici sont bien meilleures que celles que nous avions auparavant », affirme l’autorité religieuse.

GCO revendique une « mine responsable »

Pour Marianne Ngom, directrice du Développement durable de GCO, les réalisations effectuées dans le cadre des réinstallations traduisent une vision plus globale du développement industriel. « Ces résultats illustrent notre engagement à faire des sites de réinstallation des terroirs durables, impulsés par une mine responsable », souligne-t-elle.

L’entreprise affirme par ailleurs s’inscrire dans les standards internationaux les plus exigeants en matière d’exploitation minière responsable. Elle rappelle avoir obtenu, en février dernier, le score IRMA 50, présenté comme une référence mondiale dans ce domaine.

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