mardi, 1 septembre 2026 14:16

Session extraordinaire : Ousmane Sonko rejette toute crise institutionnelle et assume les pouvoirs de l’Assemblée

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Sénégal 
Atlanticactu/ Dakar/ Cheikh Saadbou Diarra 
Malgré la polémique suscitée par l’imbroglio politique né de la tenue ou pas de la déclaration de politique générale du Premier ministre,  l’Assemblée nationale s’est réuni ce mardi 1er Septembre pour l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’année.  Sous ma présidence d’Ousmane Sonko,  les différents actes ont été posés avant que le Président de l’Assemblée nationale ne lève la séance après avoir convoqué la conférence des présidents. 
Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, a rejeté mardi 1er septembre les discours faisant état de tensions entre les institutions du pays. À l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’année, l’ancien Premier ministre a assuré qu’il n’existait « ni tiraillement, ni tension », mais simplement un fonctionnement normal des institutions.
Cette sortie intervient alors que les relations entre l’exécutif et le Parlement font l’objet d’une attention croissante. La récente élection de Sonko à la tête de l’Assemblée, après son départ de la Primature, a notamment alimenté les interrogations sur l’équilibre du pouvoir entre Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre. L’agence Moody’s a elle-même récemment évoqué le risque que ces tensions institutionnelles retardent certaines mesures budgétaires.
Face à ceux qu’il présente comme des « promoteurs de tensions », Sonko veut donc désamorcer l’idée d’une crise. Il affirme que les règles institutionnelles sont suffisamment claires et que chacune des institutions doit exercer ses prérogatives dans le respect des autres.
Ousmane Sonko va plus loin en promettant que l’institution parlementaire exercera « la plénitude de ses prérogatives ». Une manière de rappeler que, malgré son changement de fonction, il entend maintenir une Assemblée pleinement active face à l’exécutif.
Cette déclaration intervient alors que la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale s’est ouverte avec 106 députés présents, le quorum étant atteint. Les prochains travaux doivent notamment permettre de préciser les modalités de la future Déclaration de politique générale.
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