L’affaire des soupçons de corruption autour de l’élection à la tête de la Fédération sénégalaise de football (FSF) entre dans une nouvelle phase. Abdoulaye Fall et quatre de ses collaborateurs devraient être entendus par les enquêteurs au cours de la semaine du 31 août, après les auditions du plaignant et de plusieurs témoins.
Les choses s’accélèrent dans le dossier qui agite les coulisses de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Le président de la FSF, Abdoulaye Fall, ainsi que quatre de ses collaborateurs, Elimane Lam, Moussa Mbaye, Moustapha Biteye et Ndiambé Diop, devraient être convoqués par les enquêteurs. Selon nos informations, leur audition est prévue au cours de la semaine du 31 août. Ils devront s’expliquer sur les faits qui leur sont reprochés dans une plainte déposée par Mamadou Kandji, membre de la coalition MT2025, dirigée par le fondateur de Génération Foot, Mady Touré.
Cette nouvelle étape pourrait permettre aux enquêteurs de confronter les mis en cause aux éléments recueillis lors des premières auditions.
Le plaignant Mamadou Kandji reproche à Abdoulaye Fall, Elimane Lam et Cie des faits présumés de corruption qui auraient entaché le processus électoral ayant conduit à l’élection du président de la Fédération sénégalaise de football.
Selon les griefs rapportés dans la plainte, des achats de voix et des promesses présumées d’avantages indus auraient été utilisés afin d’influencer certains électeurs, de fausser la sincérité du scrutin et de favoriser l’élection d’Abdoulaye Fall.
La partie plaignante ainsi que plusieurs témoins ont été déjà auditionnés par les enquêteurs. Ces auditions auraient permis de recueillir des éléments jugés suffisamment importants pour justifier désormais l’audition des personnes mises en cause. L’objectif est notamment de confronter leurs explications aux déclarations et éléments déjà versés au dossier.
Les auditions suspendues pour ne pas perturber la préparation des « Lions » à la CAN et à la Coupe du monde
Il faut noter que les auditions avaient été momentanément suspendues. Motif invoqué : ne pas perturber la préparation de l’équipe nationale de football, alors engagée dans des échéances majeures, notamment la Coupe d’Afrique des nations et la Coupe du monde.
Cette période de retenue étant désormais révolue, les contraintes liées aux activités de la sélection étant levées, les enquêteurs s’apprêtent à reprendre le fil de la procédure. L’enjeu est désormais de taille : déterminer si les accusations portées contre les dirigeants de la FSF reposent sur des éléments suffisamment probants ou si les explications des mis en cause permettront de lever les soupçons.
Force est de constater que la procédure enclenchée au Sénégal se déroule parallèlement à une autre, initiée par le candidat malheureux Mady Touré.
Après l’élection d’Abdoulaye Fall à la tête de la Fédération sénégalaise de football (FSF), au second tour du scrutin, le 3 août 2025, avec 322 voix contre 30 pour Mady Touré, le déroulement du vote avait été vivement contesté. Mady Touré avait d’ailleurs saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS). Dans sa décision rendue le 21 août dernier, le TAS a renvoyé le dossier devant la Commission de recours de la FSF pour un nouvel examen au fond, sans pour autant annuler les résultats de l’élection, qui restent donc en vigueur à ce stade.