jeudi, 30 juillet 2026 17:16

Moustapha Cissé répond à la controverse : «Notre seule préoccupation concernait la méthode d’intervention dans un média»

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Sénégal

Atlanticactu/ SYNPICS/ Moustapha Cissé/ Médias/ Serigne Ndong

Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) est au cœur d’une vive controverse depuis la publication d’un communiqué relatif à l’affaire des trois chroniqueurs interpellés dans les locaux de Feenal Digital, à la suite de propos jugés offensants à l’encontre du président Bassirou Diomaye Faye.

Face aux nombreuses critiques, le secrétaire général du SYNPICS, Moustapha Cissé, a tenu à clarifier la position de son organisation. Dans un entretien accordé à L’Observateur, il a assuré que le syndicat n’avait pris «position ni sur le fond de l’affaire, ni sur les personnes impliquées».

«Notre communiqué alerte uniquement sur l’irruption des forces de l’ordre dans un organe de presse (…) Le texte ne parle pas d’arrestation, ne cite aucun agent, ne réclame pas de libération. Son seul objectif est d’atirer l’attention sur l’intervention des forces de l’ordre en milieu médiatique, afin qu’à l’avenir un cadre clair soir respecté», a expliqué Moustapha Cissé.

Le responsable syndical a également répondu à ses détracteurs, qu’il accuse d’avoir «interprété le communiqué du SYNPICS sans le lire». Selon lui, la «seule préoccupation concernait la méthode d’intervention dans un média».

Les raisons de la polémique

Le lundi 27 juillet, des agents de la Division spéciale de cybersécurité (DSC) ont arrêté Mandoumbé Diop, alias « Lamignou Darou », Oustaz Thiep et Ndiaye Touba, trois chroniqueurs se réclamant de PASTEF-Les Patriotes, formation majoritaire à l’Assemblée nationale. Leur placement en garde à vue est intervenu après une autosaisine du procureur de la République, qui leur reproche des propos jugés offensants envers le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

Dans un communiqué transmis mercredi à PressAfrik, le SYNPICS a rappelé que «lorsque les nécessités d’une enquête l’exigent, les forces de l’ordre peuvent procéder à des interpellations en dehors des lieux de travail, dans le respect des droits des personnes concernées et sans perturber le fonctionnement des entreprises de presse».

Cette prise de position a suscité de nombreuses réactions au sein de la profession. Plusieurs journalistes ont exprimé leur désaccord sur les réseaux sociaux, certains contestant la ligne adoptée par le syndicat ainsi que l’attitude de son secrétaire général.

Parmi eux, Ibrahima Lissa Faye, directeur général de PressAfrik et président de l’Association de la presse en ligne (Appel), a estimé que «Le Syndicat a été très mal inspiré en publiant cette note, d’autant plus que les personnes concernées ne sont nullement des journalistes».

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