lundi, 13 juillet 2026 13:50

Santé : And Gueusseum décrète une grève sans service minimum les 23 et 24 juillet

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Sénégal

Atlanticactu/ And Gueusseum/ Santé publique/ Grève/ Serigne Ndong

L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (And Gueusseum) a annoncé le lancement de son douzième plan d’action, avec une grève de 48 heures programmée les 23 et 24 juillet. Le mouvement sera observé sans prise en charge des urgences ni service minimum. Les syndicats reprochent aux autorités le non-respect des accords conclus en 2022 et exigent notamment le paiement de l’augmentation de la prime de logement à tous les agents contractuels du secteur de la santé.

D’après Adja Ndiaye, porte-parole de l’organisation, les nouvelles autorités tardent à appliquer les engagements issus des accords résiduels de 2022. Ceux-ci concernent notamment le versement de l’augmentation de la prime de logement aux agents des établissements publics de santé (EPS), aux contractuels du ministère de la Santé ainsi qu’aux travailleurs des collectivités territoriales intervenant dans le secteur.

« Face au refus manifeste du nouveau gouvernement de matérialiser les accords de 2022, l’Alliance des syndicats autonomes de la santé And Gueusseum décide, après évaluation du onzième plan d’action, de poursuivre la lutte à travers un douzième plan d’action. À cet effet, une grève de 48 heures sera observée les 23 et 24 juillet, sans prise en charge des urgences et sans service minimum », a déclaré Adja Ndiaye au micro d’iRadio.

En plus de cette grève, And Gueusseum maintient le boycott des activités du Programme national de lutte contre la tuberculose, ainsi que des missions de supervision et de coordination. L’organisation prévient également qu’elle pourrait renforcer son mouvement en décrétant prochainement une rétention de l’information sanitaire et sociale.

Le collectif syndical dénonce par ailleurs les retenues opérées sur les salaires, qu’il juge arbitraires malgré les concessions consenties par les agents de santé. « Nous rappelons au gouvernement que la grève est une suspension temporaire du contrat de travail. Malgré tous les efforts consentis en privilégiant l’intérêt des populations, alors que nous ne sommes pas tenus d’assurer les urgences et le service minimum, le gouvernement continue à ponctionner arbitrairement nos salaires », a soutenu Adja Ndiaye.

Enfin, And Gueusseum lance un appel à l’opinion publique nationale et internationale tout en réaffirmant sa place dans le dialogue social. « L’État doit gouverner, l’opposition doit s’opposer, mais les syndicats doivent revendiquer », a conclu la porte-parole.

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