lundi, 29 juin 2026 13:18

Révision constitutionnelle : Ousmane Sonko rappelle à l’ordre le public et les députés à l’Assemblée

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Sénégal

Atlanticactu/ Ousmane Sonko/ Assemblée nationale/ Serigne Ndong

La séance plénière dédiée à l’examen du projet de révision constitutionnelle s’est ouverte ce lundi 29 juin dans une atmosphère particulièrement électrique à l’Assemblée nationale. À son arrivée dans l’hémicycle à 10h05, le Premier ministre Ousmane Sonko a été chaleureusement applaudi par de nombreux citoyens présents dans les tribunes.

Face à cet accueil enthousiaste, les responsables de séance ont rapidement rappelé les règles encadrant les travaux parlementaires. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a d’abord invité le public à observer la discipline nécessaire afin de ne pas perturber les débats.

Prenant la parole à son tour, Ousmane Sonko a rappelé les dispositions du règlement intérieur de l’institution. S’appuyant sur l’article 63, il a indiqué que si les espaces réservés au public sont librement accessibles, les personnes qui y prennent place doivent observer « le silence le plus complet » durant toute la séance. Il a également souligné que toute captation d’images ou de sons — qu’il s’agisse de photographies, d’enregistrements ou de vidéos — est soumise à une autorisation préalable du bureau de l’Assemblée nationale.

Le Premier ministre a en outre averti que toute manifestation bruyante de soutien ou de contestation est passible d’une expulsion immédiate par les agents chargés de la sécurité. Il a également insisté sur l’interdiction de l’usage des téléphones portables ainsi que de la consommation de tabac dans l’hémicycle et les salles de commission.

Ce rappel au règlement s’est aussi adressé aux députés. Évoquant l’article 64, Ousmane Sonko a rappelé que l’Assemblée nationale constitue le lieu par excellence du débat démocratique, lequel doit se tenir dans un climat de respect, de courtoisie et de sérénité. Les dispositions en vigueur proscrivent notamment les attaques personnelles, les interruptions susceptibles de perturber les échanges ainsi que les interpellations directes entre parlementaires. Une mise en garde qui intervient au moment où les discussions autour de la révision de la Constitution s’annoncent particulièrement délicates.

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