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Atlanticactu/ Amal Khalil/ Liban/ Israël/ Serigne Ndong
Le ministère de la Santé libanais affirme que l’armée israélienne aurait « poursuivi Amal Khalil et Zeinab Faraj, qui s’étaient réfugiées après la première frappe dans une maison voisine, en ciblant le bâtiment où elles s’étaient abritées ».
La journaliste libanaise Amal Khalil a été tuée mercredi lors d’une frappe israélienne dans le sud du Liban. La Direction générale de la Défense civile libanaise a indiqué dans un communiqué que ses équipes ont « réussi à récupérer le corps de la journaliste Amal Khalil, tombée en martyre à la suite d’une frappe ennemie ayant visé une maison dans la localité de Tiri ».
Elle ajoute que « les opérations de recherche et de secours ont été menées en présence de l’armée libanaise et de la Croix-Rouge libanaise, et que les procédures nécessaires ont été appliquées conformément aux protocoles en vigueur ».
Le ministère libanais de la Santé a confirmé que deux frappes israéliennes à Tiri ont fait deux morts et une blessée.
Dans le même communiqué, il réitère que l’armée israélienne a « poursuivi Amal Khalil et Zeinab Faraj, qui s’étaient réfugiées après la première frappe dans une maison voisine, en ciblant le bâtiment où elles s’étaient abritées ».
Il accuse également Israël d’avoir entravé « l’accomplissement de la mission humanitaire » de la Croix-Rouge, en lançant « une grenade assourdissante sur l’ambulance et en la prenant pour cible par des tirs », empêchant l’extraction d’Amal Khalil. Zeinab Faraj a été évacuée vers l’hôpital, tout comme les corps des deux victimes.
« Nous t’attendons, Amal »
Plus tôt, le quotidien pro-Hezbollah Al-Akhbara a publié une illustration d’Amal Khalil pendant les opérations de secours, avec le message : « Nous t’attendons, Amal ».
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) libanais s’est dit « indigné » que l’armée israélienne ait « apparemment pris pour cible les journalistes libanaises Amal Khalil et Zeinab Faraj » à Tiri, estimant que « la poursuite de l’entrave aux opérations de secours par Israël pourrait constituer un crime de guerre ». Il rappelle qu’Amal Khalil avait reçu en septembre 2024 une menace de mort attribuée à l’armée israélienne, « ce qui soulève de sérieuses préoccupations quant à un possible ciblage délibéré ».
