mercredi, 25 février 2026 16:04

Dette, revendications syndicales, redditions de comptes : Ousmane SONKO siffle la fin de l’insouciance budgétaire

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Sénégal
Atlanticactu / Dakar / Hamet
Face aux députés, le Premier ministre Ousmane SONKO n’a pas utilisé de gants pour dépeindre la situation économique du pays. Le chef du gouvernement a lié les futurs sacrifices demandés aux populations à une exigence non négociable notamment la reddition des comptes.
Sur l’héritage financier du régime précédent. Ousmane SONKO a pointé du doigt un montant vertigineux de 7 600 milliards de francs CFA contractés sous la présidence de Macky Sall.
« Où est passé cet argent ? », s’est-il interrogé, dénonçant un décalage moral entre des dirigeants qui auraient profité de ces ressources et une population à qui l’on demande aujourd’hui de « serrer la ceinture ».
Le Premier ministre a lancé un avertissement clair aux corps de contrôle et à la magistrature. S’il salue les audits, il exige désormais des résultats judiciaires concrets.
Yakaar Teranga, le socle de la souveraineté énergétique
Pour lui, le pacte social est simple. Les responsables de malversations doivent répondre de leurs actes. Sans justice, Ousmane SONKO prévient qu’il ne pourra plus demander aux Sénégalais de supporter le poids de l’ajustement économique.
« Les Sénégalais ne patienteront pas indéfiniment », a-t-il averti, tout en exprimant une pointe de scepticisme sur les velléités de certains réseaux à « libérer ceux qui sont impliqués ».
Malgré un tableau financier sombre, Ousmane SONKO a réaffirmé sa volonté de mener à bien les projets structurants (Port de Ndayane, extension de l’AIBD, agropoles). Cependant, un projet se détache comme la clé de voûte de sa stratégie : Yakaar Teranga.
Le Premier ministre a fixé l’objectif d’abaisser le coût de l’électricité à 60 francs CFA le kilowattheure. Ce levier est présenté non seulement comme une mesure sociale, mais surtout comme un moteur de compétitivité industrielle pour transformer durablement l’économie sénégalaise.
« Où est passé cet argent ? »
Le chef du gouvernement a tenu à doucher les espoirs d’une redistribution immédiate de richesses. Face aux revendications syndicales et sociales qu’il juge parfois déconnectées de la réalité, il a déclaré qu’« il n’y a pas encore de richesse à distribuer ».
Devant une dette héritée qu’il juge étouffante, le Premier ministre appelle à une responsabilité collective.
Pour Ousmane SONKO, le temps est à l’effort de guerre économique. Le Sénégal doit d’abord payer ses dettes et assainir ses comptes avant de pouvoir parler de prospérité partagée.
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