Sénégal
Atlanticactu/ Abuja / Bissau/ Cheikh Saadbou Diarra
La Cedeao considérée par plusieurs observateurs comme un syndicat chargé de défendre les intérêts des Chefs d’État, démontre une fois de plus le nivellement dans le traitement des affaires publiques. Plusieurs semaines aprés la farce ourdie par le Président Umaru Embalò pour empêcher la publication des résultats électoraux, les Chefs d’État de la Cedeao n’ont pas hésité à déployer des soldats de la Force d’attente pour sauver Patrice TALON victime d’un coup d’état.
Les présidents de la CEDEAO se réunissent en sommet urgent ce dimanche à Abuja, face à une triple crise régionale. L’ordre du jour : statuer sur le maintien de la force régionale déployée au Bénin après la tentative de putsch du 7 décembre, décider de sanctions suite au renversement du président Embalo en Guinée-Bissau, et faire face à l’urgence sécuritaire. Un an après l’activation de sa force antiterroriste, l’organisation doit répondre à la propagation de l’instabilité, qui menace désormais une large bande côtière, du nord de la Côte d’Ivoire au nord du Nigeria.
Pour les bissau-guinéens habitués depuis 2020 à des coups d’état institutionnel et auto coup d’état militaire du « général » Umaru Embalò, la Cedeao a fait preuve de deux poids deux mesures en refusant de déloger les militaires complices de l’arrêt du processus électoral à quelques heures de la publication des résultats donnant Fernando Dias Da Costa comme vainqueur.
« À l’issue de ce sommet, la CEDEAO démontrera une fois de plus que seul le sort des Chefs d’État l’intéresse »
