mardi, 3 mars 2026 16:57

Embalò exfiltré vers Dakar, la Cedeao suspend Bissau de ses instances

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Guinée-Bissau
Atlanticactu/ Abuja/ Bissau/ Maïmuna Djaló
Quelques heures après la fuite de l’ex président Umaru Embalò vers le Sénégal,  la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a suspendu la Guinée-Bissau de ses instances et déployé une médiation d’urgence, tandis que le général Horta N’Tam a été investi à la tête d’une transition d’un an.
Le général Horta N’Tam, jusqu’alors chef d’état-major de l’armée de terre et considéré comme proche du président sortant, a été investi président de la transition à la tête du Haut Conseil militaire pour la restauration de l’ordre et de la sécurité. Il a annoncé une période de transition d’un an et promis de lutter contre le narcotrafic et les réseaux de corruption qui, selon lui, menacent la stabilité du pays.
Face à cette prise de pouvoir, la Cédéao a suspendu la Guinée-Bissau de ses instances dirigeantes et organisé un sommet extraordinaire pour coordonner une réponse régionale. L’Union africaine et le Nigéria ont également condamné fermement le coup d’État, exigeant le rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel et la libération des personnalités arrêtées. Une mission de médiation, incluant le Sénégal, a été dépêchée sur place.
Le président destitué, Umaro Sissoco Embalo, a été transféré en toute sécurité au Sénégal à bord d’un vol spécialement affrété par la Cédéao. Les autorités sénégalaises se sont impliquées directement dans la médiation pour tenter de trouver une sortie de crise.
Le nouvel homme fort du pays a déjà commencé à réorganiser l’armée, nommant un nouveau chef des forces armées et levant certaines restrictions sur les institutions publiques et les commerces, tout en interdisant pour l’instant manifestations, marches ou grèves.
Cette crise survient dans un contexte de fragilité chronique de la Guinée-Bissau, régulièrement secouée par des coups d’État et des troubles politiques depuis son indépendance en 1974.
Pour rappel,  mercredi 26 novembre, un coup d’État militaire a secoué la Guinée-Bissau, conduisant à la destitution du président Umaro Sissoco Embalo, quelques heures avant l’annonce des résultats provisoires de l’élection présidentielle organisée le 23 novembre.
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