Dans un communiqué rendu public ce 3 décembre 2025, le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP)/France-dégage a exprimé sa « plus vive indignation » face à la « situation explosive » qui prévaut actuellement à l’Université Cheikh Anta DIOP (UCAD) de Dakar et à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB). Le FRAPP a dénoncé « avec la plus grande fermeté l’autorisation accordée aux forces de police de pénétrer dans l’UCAD ».
Cette décision est qualifiée de « violation flagrante des principes fondamentaux de l’autonomie universitaire et des lois en vigueur », constituant ainsi « une atteinte grave aux libertés académiques ». Le communiqué rappelle que « l’histoire nous enseigne que la présence policière dans nos campus a occasionné la mort de plusieurs camarades étudiants comme Salomon KHOURY, Balla GAYE, Bassirou FAYE et Fallou SENE ».
Le FRAPP insiste sur le fait que « ces drames ne doivent jamais se reproduire ». Pour le mouvement, « l’université doit demeurer un sanctuaire de la pensée libre, de la contestation légitime et du débat démocratique, non un théâtre d’opérations policières ». Par ailleurs, le FRAPP a vivement critiqué le « non-paiement persistant des bourses des étudiants en Master », dénonçant « le mépris total d’un État néocolonial davantage enclin aux brimades qu’à l’accompagnement de sa jeunesse ».
Les « manœuvres dilatoires et les tergiversations des autorités » sont qualifiées de « stratégies d’usure visant à décourager les étudiants dans leur combat légitime ». Le FRAPP a réaffirmé son refus de cette « logique réactive » et a invité les autorités à « cesser d’assimiler les étudiants à des chiffres ». En conséquence, le FRAPP exige «le retrait immédiat et définitif de toutes les forces de police et de gendarmerie des enceintes universitaires, le paiement intégral et sans délai des bourses de tous les étudiants en Master et l’apurement de tous les arriérés ».
Le Secrétariat Exécutif National du FRAPP a conclu son communiqué en réaffirmant son engagement à défendre les droits et les intérêts des étudiants, tout en appelant à une mobilisation pacifique pour faire entendre leurs revendications.
