mercredi, 4 mars 2026 05:13

Nouvelle ère de transparence : L’État sénégalais durcit le ton contre la corruption

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Sénégal

Atlanticactu/ Corruption/ Conseil des ministres/ Serigne Ndong

Le gouvernement sénégalais vient de franchir une étape décisive dans sa lutte contre la corruption, la fraude et l’enrichissement illicite.

Réuni le mercredi 30 juillet 2025, le Conseil des ministres a adopté deux projets de loi majeurs : l’un consacré à la refonte de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC), l’autre à la reconnaissance et à la protection des lanceurs d’alerte. Ces textes concrétisent les engagements pris par le Premier ministre Ousmane Sonko devant l’Assemblée nationale le 14 avril 2025.

La réforme de l’OFNAC, annoncée à cette occasion, vise à dépasser les limites de la loi du 9 février 2024, dont l’application restait suspendue à un décret. Le nouveau projet de loi entend poser les bases d’une institution plus crédible, en revoyant sa composition et en instaurant un processus de désignation des membres par appel à candidatures.

Intervenant dans l’émission Point de Vue sur la RTS le 18 mai 2025, le professeur Sidy Alpha Ndiaye, ministre-conseiller juridique et directeur de cabinet adjoint du président de la République, avait déjà esquissé les grandes lignes de cette réforme. Il avait souligné que cette démarche visait à rompre avec les pratiques de cooptation et à instaurer une transparence de nature à restaurer la confiance du public. Une fois adoptée par l’Assemblée nationale, cette nouvelle législation marquera une avancée significative en matière de gouvernance.

Le deuxième projet de loi concerne les lanceurs d’alerte, en réponse à une volonté exprimée par le président Bassirou Diomaye Faye dès avril 2024. Il établit un cadre légal clair pour ces acteurs clés de la lutte contre la corruption, en distinguant leur rôle de celui des journalistes ou militants.

Ce texte prévoit des garanties solides : dispositifs de signalement sécurisés, confidentialité des identités, et soutien moral, juridique et financier contre d’éventuelles représailles. La société civile, notamment la PPLAAF (Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique), salue cette avancée, longtemps attendue, qui offrira aux dénonciateurs un cadre sécurisé pour agir dans le respect de la loi.

Ces deux réformes témoignent de la volonté ferme du président Bassirou Diomaye Faye de construire un État intègre et transparent, et de l’engagement du Premier ministre Ousmane Sonko à promouvoir une gouvernance exemplaire.

Dans un pays encore confronté aux effets destructeurs de la corruption sur les finances publiques et le développement, le Sénégal envoie un signal fort : l’impunité n’est plus une option. Les outils juridiques sont désormais posés pour renforcer les mécanismes de contrôle, protéger les lanceurs d’alerte et assainir durablement la gestion publique.

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