Mauritanie
Atlanticactu/ Mohamed Ould Abdel Aziz/ Justice/ Serigne Ndong
Ce mercredi 14 mai, la cour d’appel de Nouakchott a alourdi la peine de l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, le condamnant à quinze ans de prison ferme pour enrichissement illicite, trafic d’influence et blanchiment d’argent. Déjà sanctionné de cinq ans d’emprisonnement en première instance, il voit désormais ses biens confisqués et se voit privé de ses droits civiques.
À la tête du pays de 2008 à 2019, Aziz a toujours rejeté les accusations, dénonçant un procès motivé par des considérations politiques. Âgé de 68 ans, il rejoint le cercle restreint des anciens chefs d’État africains condamnés pour corruption en lien avec leur mandat.
Son arrestation en janvier 2023 et son procès représentent un tournant dans la lutte contre la corruption menée par le pouvoir actuel, dirigé par Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, autrefois son allié devenu opposant. La défense, pointant du doigt des irrégularités dans la procédure, a annoncé un pourvoi en cassation devant la Cour suprême.
