Sénégal
Atlanticactu/ CDEPS/ FADP 2025/ Serigne Ndong
Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS) prévoit une conférence de presse « électrique » ce mercredi pour dénoncer la répartition qu’il juge « inique et illégale » du Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP) 2025.
À l’origine de cette contestation, une distribution jugée déséquilibrée et opaque : sur une enveloppe globale de 1,9 milliard FCFA, les structures publiques comme la RTS et l’APS auraient perçu plus de 609 millions, tandis que le budget du CESTI aurait bondi de 25 à plus de 125 millions.
Le CDEPS pointe aussi l’exclusion de grands groupes privés comme GFM, D-Média et Avenir Communication, souvent pour des motifs liés à la conformité administrative. Les 137 entreprises privées retenues doivent ainsi se partager 686 millions FCFA, un montant à peine supérieur à celui alloué aux seules entités publiques.
L’organisation dénonce par ailleurs une gestion opaque et discriminatoire, évoquant des dysfonctionnements et le blocage arbitraire des fonds destinés au secteur privé en 2024. Elle s’interroge aussi sur les subventions accordées à la RTS, déjà financée par l’État et la publicité.
Au final, le CDEPS estime que cette répartition viole les principes d’équité et l’esprit du Code de la presse, et alerte sur une menace pesant sur le pluralisme médiatique au Sénégal.
