Barkhane, operation "Eclipse". In the middle of the Sahelian desert, arrival of a column of armoured vehicles of the Barkhane force (VBCI - armoured infantry fighting vehicle, PVP - small armoured vehicle and VAB - front armoured vehicle) in the direction of a French soldier on duty. Mali, Gourma (Tri-border region), January 2021. Photography by Frederic Petry / Hans Lucas.
Barkhane, operation « Eclipse ». Au milieu du desert Sahelien, arrivee d une colonne de vehicules blindes de la force Barkhane (VBCI – vehicule blinde de combat d infanterie, PVP – petit vehicule blinde et VAB – vehicule de l avant blindee) en direction d un soldat francais en faction. Mali, Gourma (region des trois frontieres), janvier 2021. Photographie de Frederic Petry / Hans Lucas. (Photo by Frédéric Pétry / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Au moins un militaire français a été tué et neuf autres blessés, samedi, dans une attaque de plusieurs tirs indirects à Gao dans le nord du Mali, a déclaré l’Etat-major des armées françaises dans un communiqué.
« Le 22 janvier 2022, vers 17 heures, la plateforme opérationnelle désert (Pfoo) de Gao, au Mali, a été visée par plusieurs tirs indirects », a indiqué le communiqué consulté par l’Agence Anadolu.
Selon le document, « le brigadier Alexandre Martin du 54e régiment d’artillerie a été grièvement blessé. Il a immédiatement été pris en charge par le détachement médical de la plateforme de Gao mais a succombé à ses blessures. Neuf autres militaires ont été légèrement blessés. Leur état n’inspire aucune inquiétude ».
L’Etat major des armées françaises précise qu’une »patrouille d’hélicoptère d’attaque a été engagée pour intercepter et neutraliser les terroristes à l’origine des tirs ».
Pour rappel, dans le cadre de l’adaptation du dispositif militaire français dans la bande sahélo-saharienne (BSS), décidée en juillet 2021 par le Président français Emmanuel Macron, les forces françaises de Barkhane, ont quitté, leurs bases militaires de Tombouctou, Kidal et Tessalit dans l’extrême nord du Mali transférées aux forces armées maliennes (FAMa).
En juin dernier, la France a décidé de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région, d’ici à 2023, à 2 500 – 3 000 hommes, contre plus de 5 000 aujourd’hui.