Angola
Atlanticactu/ Hausse du carburant/ Serigne Ndong
Depuis le lundi 28 juillet, des violences ont éclaté à Luanda en marge d’une grève de trois jours lancée par les chauffeurs de taxis, protestant contre la hausse du prix du carburant, passé de 300 à 400 kwanzas le litre (soit de 0,33 à 0,43 dollar). En deux jours, au moins cinq personnes ont été tuées, des dizaines de commerces pillés, et de nombreux véhicules endommagés. Selon la police, 1 214 personnes ont été arrêtées, un chiffre appelé à évoluer.
L’Angola, deuxième producteur de pétrole d’Afrique, fait face à une vive contestation. À Luanda, malgré la fermeture des banques et des magasins, les pillages se poursuivent. Le syndicat des chauffeurs de taxis condamne les violences et nie toute implication de ses membres, dénonçant l’arrestation arbitraire de certains d’entre eux.
Témoignant de la situation, Saliou Diallo, commerçant guinéen installé depuis dix ans, déplore l’insécurité grandissante : « Les jeunes pillent sans distinction, malgré la présence policière. » Comme beaucoup, il appelle les autorités à revenir sur leur décision, qui affecte durement la population.
