Face aux inquiétudes soulevées par les députés quant à une interprétation de la loi d’amnistie si elle est votée, la ministre de la Justice, Garde des sceaux, Aïssata Tall Sall a déclaré, mercredi, que le projet de loi n°05/2024 portant amnistie ne prendra pas en compte les cas de tortures ou de traitements dégradants. « Ces actes sont bannis et exclus du champ d’application de cette loi», a-t-elle fait savoir.
Aïssata Tall Sall de préciser que des sanctions seront prononcées s’il existe des preuves les attestant.
Par ailleurs, elle a rappelé que l’observatoire national des Lieux de privation de liberté, qui joue un rôle déterminant dans ce domaine, est rattaché à son ministère.