mercredi, 11 février 2026 13:15

Littoral : El Malick Ndiaye insiste sur la nécessité d’un encadrement renforcé

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Sénégal

Atlanticactu/ El Malick Ndiaye/ Serigne Ndong

Le Réseau des parlementaires pour l’environnement (REPES) a organisé, jeudi 20 février, un panel consacré au littoral ouest-africain. La séance d’ouverture, qui a eu lieu dans la salle Joséphine Diallo de l’Assemblée nationale, a été présidée par El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale. Lors de cette occasion, il a souligné « l’urgence de réguler l’exploitation du littoral face aux risques croissants d’érosion côtière et de l’occupation illégale des zones littorales ».

Dans son discours, le Président a mis en avant l’importance de ce panel, qui permet aux parlementaires de mieux appréhender les enjeux liés au littoral sénégalais. Il a précisé que cette rencontre devait servir de point de départ à une réflexion approfondie sur les actions législatives nécessaires pour accélérer l’adoption de la loi sur le littoral. Selon lui, l’action parlementaire, qu’elle soit législative ou de contrôle de l’exécutif, représente un levier stratégique primordial pour relever les défis environnementaux, selon un communiqué.

« Face à l’urgence écologique, marquée par l’érosion côtière et l’occupation anarchique des zones littorales, le Parlement souhaite jouer un rôle plus déterminant dans la préservation des écosystèmes », a-t-il affirmé.

El Malick a également évoqué la Convention pour la protection et la mise en valeur du milieu marin et des zones côtières en Afrique de l’Ouest et du Centre, précisant que plusieurs États travaillent à la ratification de ses protocoles additionnels. Ces protocoles concernent notamment la « lutte contre la pollution, la gestion intégrée des zones côtières, la préservation des mangroves et la régulation des activités minières et gazières en mer ». Selon lui, si cette dynamique se poursuit, ces protocoles pourraient bientôt être transposés dans la législation nationale.

« L’implication des parlementaires est cruciale pour intégrer ces instruments dans les réformes législatives et garantir une protection durable des zones littorales et des écosystèmes marins », at-il conclu.

En conclusion de son intervention, il a invité le REPES à s’approprier le rapport Who Owes Who? publié par ActionAid. Ce rapport estime que les pays industrialisés doivent 36 000 milliards de dollars aux pays africains en raison de leur contribution à la crise climatique, tandis que la dette extérieure totale de l’Afrique s’élève à 1 450 milliards de dollars. Cela implique que la dette climatique des pays pollueurs représente environ 25 fois la dette extérieure totale du continent.

En marge de la cérémonie, le Président a reçu une délégation de parlementaires mauritaniens, venus spécialement pour participer au panel. 

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