Un pacte social a été signé avec eux après trois ans de grève successive dans les mairies. Les agents des collectivités territoriales disent constater avec amertume que les promesses de revalorisation de salaires tardent à se matérialiser.
Lors d’un point de presse ce 16 février, le Collectif des Agents Municipaux du Sénégal (CAMS) estime que ce qu’il réclame est légitime. D’autant que des sacrifices sont faits par les agents. A les en croire, il y a une gestion calamiteuse des collectivités avec l’absence de transparence dans la gestion des carrières depuis la loi de 2011.
Pour ce faire, les travailleurs proposent la mise en place d’une plateforme de paie sécurisée, l’harmonisation des cotisations de l’IPRES, la migration des fonctionnaires territoriaux vers le Fonds National de Retraite (FNR) et une équité stricte dans l’octroi des indemnités.
« Nous exerçons un droit constitutionnel pour des motifs légitimes adossés à des textes réglementaires clairs. C’est grâce à notre travail quotidien que les citoyens obtiennent leurs actes d’état civil. C’est nous qui mobilisons les ressources locales. Nous exigeons une satisfaction totale. Nous ne pouvons accepter que l’Etat reste inerte sans explication », déclare la présidente du CAMS Anta DIAKHATÉ NDAO.
Appelant l’Etat du Sénégal à diligenter leur dossier, le présidente lance un ultimatum. Elle exige le respect des promesses faites par le gouvernement. Sans quoi, les agents des collectivités vont reprendre la grève.
« Nous ne céderons pas devant l’Etat. Nous voulons le respect des promesses. A défaut, nous retournerons en grève », termine-t-elle.