Israël
Atlanticactu/ Guerre/ Serigne Ndong
En Israël, des manifestants se sont rassemblés le 25 août près de la base aérienne de Hatzerim, dans le sud du pays, pour exhorter les pilotes à cesser de bombarder Gaza et à mettre fin aux crimes de guerre. Le lendemain, une nouvelle mobilisation nationale, baptisée « Israël se mobilise », a été lancée à l’appel du Forum des familles d’otages, qui réclame un accord de trêve avec le Hamas. Huit jours plus tôt, près d’un demi-million de personnes avaient déjà manifesté pour exiger la fin de la guerre et la libération des captifs.
La journée du 26 août a débuté symboliquement à 6h29, heure du massacre du 7 octobre 2023. Au programme : blocages de routes, cortèges, marche de mères avec poussettes, lectures publiques des noms des otages et rassemblements devant les domiciles de plusieurs ministres. Le point culminant doit avoir lieu à Tel-Aviv, où des dizaines de milliers de personnes sont attendues sur la place des Otages.
Si cette mobilisation bénéficie du soutien d’entreprises, notamment dans le secteur high-tech, et de certaines institutions publiques, elle ne s’accompagne pas d’appel à la grève. Les familles d’otages accusent Benyamin Netanyahou de « saboter » les négociations et de rester sourd à l’opinion publique.
Pour l’analyste Daniel Bensimon, malgré l’ampleur de la contestation, le gouvernement israélien ne devrait pas infléchir sa position : « Même avec près d’un million de personnes dans la rue la semaine dernière, rien n’a changé. Netanyahou reste déterminé à poursuivre la guerre à Gaza. »
