jeudi, 22 janvier 2026 09:48

« Injuste et mal cadré » : Abdoulaye Wilane rejette le plan « Jubbanti Koom » de Sonko

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Atlanticactu/ Redressement Economique/ Serigne Ndong

Le Premier ministre Ousmane Sonko a lancé le plan « Jubbanti Koom » dans le but de relancer l’économie sénégalaise, avec une ambition de mobiliser 5 667 milliards FCFA sur trois ans, représentant environ 38 % du budget total de l’État sur cette période. Bien qu’il soit présenté comme une initiative « audacieuse » face à la crise actuelle, le plan fait l’objet de nombreuses critiques dans les milieux politiques. Parmi les plus virulents, Abdoulaye Wilane du Parti socialiste fustige un projet « sans boussole ».

Il rappelle que le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2025-2027 prévoit, lui, une croissance de 9,7 % et une réduction du déficit à 3 % du PIB.) Selon lui, le plan manque de fondement macroéconomique clair. (Aucun indicateur sérieux n’accompagne cette feuille de route : ni hypothèses de croissance, ni projections d’inflation ou de pression fiscale.) (Jubbanti Koom avance dans une opacité inquiétante.)

S’agissant du financement, Wilane exprime également des doutes. Le recours au recyclage d’actifs publics, à la mobilisation de ressources nationales et à la finance islamique est évoqué, mais il reste sceptique. (Mais quels actifs l’État compte-t-il mobiliser ? Et à quelles conditions ? Le silence est préoccupant, d’autant que ces ressources appartiennent à tous les Sénégalais.) L’absence de concertation avec des institutions comme le FMI ou l’UEMOA est, selon lui, un facteur de fragilisation du plan.

Un autre point de discorde porte sur les mesures fiscales jugées injustes pour les populations vulnérables. (Cela va frapper directement les jeunes, les agriculteurs, les petits commerçants. Un étudiant devra payer 30 000 FCFA de plus pour un téléphone reconditionné. Une famille rurale verra ses revenus fondre.) Ces taxes sont, selon Wilane, « régressives », socialement inéquitables et économiquement contre-productives.

Il dénonce également une centralisation excessive dans la mise en œuvre du plan. (Aucune place n’est faite aux collectivités locales, alors que ce sont elles qui assurent les services de proximité : routes, écoles, dispensaires. Les marginaliser, c’est affaiblir le redressement dès le départ.) Enfin, il regrette l’absence de coordination à l’échelle internationale. (Le Sénégal ne peut pas avancer seul. Sans concertation avec nos partenaires techniques et financiers, les conditions d’emprunt vont se durcir, et les marges budgétaires se réduire.)

Pour le responsable socialiste, (Jubbanti Koom s’apparente davantage à « un virage politique qu’à un plan de redressement fondé sur des bases solides ».) Il demande une refonte complète du projet, avec l’abandon des mesures fiscales jugées injustes, une meilleure structuration économique, un dialogue national ouvert, et un système clair de suivi. (Le redressement du Sénégal ne peut se faire sans justice sociale, sans transparence et sans la participation de tous.)

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