jeudi, 22 janvier 2026 06:54

Dette et chantiers stoppés : Le secteur du ciment tire la sonnette d’alarme

Partager sur :

Les plus lus

Sénégal

Atlanticactu/ BTP/ Ciment/ Serigne Ndong

L’industrie du ciment, pilier de l’économie sénégalaise, traverse une crise sans précédent. Depuis près de deux ans, le BTP connaît un ralentissement brutal, entraînant l’arrêt de nombreux chantiers et une baisse de la contribution fiscale, passée de 109 à 104 milliards FCfa en 2024, selon l’ITIE.

L’année 2025 se termine sur un bilan encore plus sombre : le manque à gagner pour le Trésor, notamment sur la TVA et la taxe ciment, dépasse 6 milliards FCfa, malgré une capacité de production record.

La suspension des projets publics au nom de la bonne gouvernance a provoqué un « choc exogène », selon Ousmane Mbaye, DG de Dangote Sénégal. À cela s’ajoutent trois facteurs aggravants : plus de 300 milliards FCfa de créances impayées par l’État, une demande locale de 7 millions de tonnes face à une capacité de 15 millions, et des restrictions à l’export (marché gambien fermé, instabilité au Mali).

Malgré 600 milliards FCfa injectés dans l’économie et 5 000 emplois directs créés ces cinq dernières années, Sococim et Cimaf enregistrent des pertes importantes. « On n’a jamais vu deux années consécutives aussi difficiles », confie El Hadji Seck, DG de Sococim.

Pour sortir de la crise, les cimentiers appellent l’État à apurer la dette intérieure, relancer les grands travaux publics et protéger l’industrie locale face aux chocs extérieurs. « Sans régularisation de la dette, la machine ne redémarrera pas », prévient Mohammed Bennis, DG de Cimaf.

Partager sur :

Plus d'articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus récents