mercredi, 28 janvier 2026 14:06

Conférence ONU Eau 2026 : l’eau, levier de résilience et de prospérité mondiale

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Sénégal

Atlanticactu/ Bassirou Diomaye Faye/ Serigne Ndong

La réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’Eau 2026 a été ouverte par le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, dans un contexte de plaidoyer pour l’augmentation des investissements. L’urgence consiste à inverser la situation des milliers de personnes privées d’eau potable et d’assainissement dans le monde.

La Réunion de Haut Niveau Préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’Eau 2026 constitue un moment clé de plaidoyer. Les investissements dans la construction d’ouvrages de production d’eau potable entraînent des bénéfices dans de nombreux autres secteurs.

« Investir dans l’eau, c’est investir dans un bien public mondial ; cela appelle des réponses collectives, équitables et adaptées aux capacités de chacun », a souligné le Président de la République.

Le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a établi un lien entre les investissements dans l’eau et la prévention des conflits.

« Investir dans l’eau n’est pas seulement financer des infrastructures, mais également investir dans la résilience climatique, dans la prévention des tensions et des conflits, dans la stabilité et la prospérité mondiales », a insisté le chef de l’État, qui a également salué le partenariat de confiance avec la co-présidence émiratie, fondé sur une vision commune mettant l’eau au cœur de l’agenda international pour un meilleur accès et une gestion apaisée des ressources hydriques.

Il a rappelé que l’eau est au cœur de nombreuses activités humaines et constitue un levier de résilience face au changement climatique.

« Votre présence à Dakar témoigne de l’importance politique que la communauté internationale accorde à l’eau et à l’assainissement ; non seulement comme enjeux sectoriels, mais également comme fondements essentiels de la dignité humaine, de la santé des populations, de la stabilité des sociétés et de la prospérité partagée des nations », a déclaré le Président lors de cette réunion préparatoire organisée avec les Émirats arabes unis.

Si la ressource est indispensable pour l’Homme et la nature et au maintien de l’équilibre planétaire, la crise de l’eau demeure une réalité mondiale.

Dans son discours, le Président a cité les Nations Unies pour rappeler que 2,2 milliards de personnes n’ont pas accès à une eau potable sûre, près de 3,5 milliards manquent de services d’assainissement adéquats, et près de 4 milliards subissent une pénurie d’eau sévère au moins un mois par an.

La situation en Afrique est encore plus préoccupante : 40 % de la population n’a pas accès à l’eau potable et plus de 70 % manquent de services d’assainissement de base. « C’est une situation moralement inacceptable et tant qu’elle persistera, notre responsabilité collective restera engagée, car les crises de l’eau alimentent les crises alimentaires, fragilisent les économies, déplacent des populations et exacerbent les tensions », a souligné le Président.

Le coût de l’inaction

Pour inverser cette tendance, des investissements massifs sont nécessaires. Le chef de l’État a insisté sur l’ampleur du coût de l’inaction : « Face à cette précarisation de la vie, le coût de l’inaction est immense. Il se mesure en vies humaines perdues, en opportunités de développement compromises, en fractures sociales aggravées et parfois en paix menacée ».

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